Le terme cystite désigne l'inflammation aiguë (survenant
brutalement) ou chronique (s'étalant dans le temps) de la vessie,
le plus souvent secondaire à une infection par des germes
pathogènes tels que Escherichia coli ou protéus mirabilis, et plus
rarement à des champignons (candida albicans). Les infections
urinaires sont beaucoup plus fréquentes chez les diabétiques, les
femmes jeunes en période d'activité sexuelle et les femmes
enceintes. Dans ce cas, les cystites sont susceptibles d'être à
l'origine de contractions utérines pouvant aboutir à une menace
d'accouchement prématuré.
Une pyélocystite (en anglais
pyelocystitis) désigne association d'une pyélite et d'une cystite.
La pyélocystite est une inflammation à la fois du bassinet, des
cavités du rein associée à celle de la vessie.
La trigonite (en anglais trigonitis est une
variété des cystites dont l'inflammation se localise au trigone
vésical (espace triangulaire situé à la partie inférieure de la
vessie).
Le terme pyélite (du grec : puélos et
bassinet, en anglais pyelitis et l'inflammation aiguë ou chronique
de la muqueuse tapisse un le bassinet et les calices du rein.
L'ulcère vésical de hunner (en anglais
Hunner's ulcer) est une variété de cystite chronique interstitielle
dont on ne connaît pas avec précision l'origine et qui se
caractérise par la présence d'ulcérations au sommet de la
vessie.
La cystite glandulaire floride est une inflammation
de la vessie qui récidive concerne les hommes de race blanche. Elle
a pour conséquence d'aboutir à la dilatation du haut appareil
c'est-à-dire un agrandissement des cavités où s'effectue la
collection des urines avant d'être évacuées vers la vessie par
l'intermédiaire des uretères.
Cette affection urologique rare fait partie des métaplasies
bénignes le plus souvent asymptomatique c'est-à-dire que le patient
ne présente aucun symptôme de cette affection de la vessie. Le
terme métaplasie désigne la transformation d’un tissu différencié
en un autre tissu différencié qui est normal quant à sa composition
cellulaire mais anormal quant à sa localisation dans
l’organisme.
Cette affection semble être favorisée par une irritation qui
s'étend dans le temps et qui est quelquefois associée à une
lipomatose pelvienne. La lipomatose (du grec lipos : graisse, en
anglais lipomatosis) correspond à un état pathologique (morbide) se
caractérisant par la présence d'un nombre plus ou moins élevé de
lipomes. On distingue la lipomatose nodulaire multiple de la
ceinture des membres appelée également mésosomatique et la
lipomatose circonscrite multiple de Krabbe et Bartels, étudiée en
1944. Il s'agit d'une infection de nature héréditaire et familiale
se caractérisant par la présence d'un grand nombre d'amas graisseux
en dessous de la peau et dont le volume n'est pas plus gros que
celui d'une noix. Cette lipomatose se situe au niveau du tronc des
cuisses et des membres supérieurs. Chez quelques patients on
constate concurremment (simultanément) l'apparition de troubles
neurologiques.
L'évolution de la cystite glandulaire floride se fait vers une
transformation, exceptionnellement, en adénocarcinome. Selon
certains spécialistes en uro-néphrologie cette affection
apparaîtrait en cas de persistance de facteurs favorisants. Elle
nécessite une surveillance au moins une fois par an, surveillance
se faisant grâce à l'utilisation de la cystoscopie (visualisation
directe de l'intérieur de la vessie grâce à un système optique muni
de lumière). Cette visualisation de l'intérieur de la vessie
s'accompagne de prélèvements des tissus (biopsies vésicales)
incontournables.
La cystite glandulaire nécessite une cystectomie (intervention sur
la vessie) respectant néanmoins la prostate et plus précisément la
coque de la prostate. Cette intervention permet donc aux patients
de conserver leur continence et leur « capacité » sexuelle.
Causes
Mauvaise évacuation des urines de la vessie (rétrécissement ou
diverticule de l'urètre, présence de calculs vésicaux, d'une tumeur
de la vessie).
Présence de brides de l'hymen (membrane perforée obturant
l'entrée du vagin) constituant des obstacles à l'élimination
naturelle de l'urine.
Certains coïts (relations sexuelles) à l'origine d'une
inoculation dans l'urètre (canal transportant l'urine de la vessie
vers l'extérieur) de germes du vagin.
Obstacle au niveau de la prostate, tel que l'adénome chez
l'homme.
Symptômes
Besoin urgent d'uriner (mictions impérieuses) avec, à chaque
fois, émission d'une petite quantité d'urine (quelques
gouttes).
Pollakiurie : fréquence excessive des mictions (expulsion de
l'urine contenue dans la vessie).
Ces mictions sont liées à une sensation de plénitude vésicale
(impression de vessie pleine) qui n'est pas due à une vessie pleine
mais à une vessie présentant une irritation.
Les urines sont le plus souvent malodorantes et contiennent
quelquefois du pus (chylurie).
Douleurs intenses à type de brûlure au moment de la miction
(évacuation de l'urine de la vessie).
Présence de sang dans les urines (hématurie), quelquefois
remarquée par le malade. Cette hématurie apparaît après l'émission
d'urine (hématurie terminale). Elle est liée à l'inflammation
intense de la vessie.
Besoin de boire des grandes quantités d'eau pour laver la
vessie avec l'impression que cela fait diminuer les brûlures.
Urine trouble.
Absence d'hyperthermie (fièvre)
Examen médical
Les examens complémentaires sont généralement inutiles.
Utilisation de bandelettes afin de vérifier la présence de
leucocytes (variété de globules blancs) et de nitrite
(nitrate).
Examen cytobactériologique des urines (E. C. B. U.)
Evolution de la maladie
En l'absence de traitement, une cystite simple peut évoluer vers
une affection des voies urinaires et des reins, ce qui se traduit
par l'apparition d'une fièvre signalant cette évolution.
L'évolution est habituellement favorable en 24 à 48 heures.
En cas de cystites récidivantes, c'est-à-dire à partir 4 à 5
cystites par an, il est nécessaire d'instaurer un traitement plus
prolongé accompagné d'une prophylaxie (prévention des infections).
Pour cela, il est nécessaire de passer des examens complémentaires,
en particulier une recherche de bactéries dans les urines, et
quelquefois même une urographie intraveineuse grâce à une
endoscopie qui permettra de visualiser directement les voies
urinaires par l'intermédiaire d'un appareil optique.
On note chez certains malades des antécédents de cystites qui
sont apparues après les premiers rapports sexuels (12 à 24 heures
plus tard). Elles sont dues à l'irritation du méat (orifice) de
l'urètre lors d'un rapport sexuel, notamment chez nullipares
(femmes n'ayant eu aucune grossesse).
Généralement, après un premier accouchement normal,
l'élargissement de l'orifice de la vulve permet de repositionner
l'urètre normalement et de faire ainsi disparaître les cystites
consécutives aux rapports sexuels.
Traitement
Il doit être instauré rapidement.
Les traitements courants à type de mono-doses sur 3 jours sont
préférés dans les cystites aiguës qui ne sont pas encore
compliquées surtout chez la femme âgée de moins de 65 ans. Les
médicaments habituellement utilisés contiennent :
La fosomycine-trométamol.
La ciprofloxacine.
La loméfloxacine.
L'ofloxaciine.
Prévention
La prévention passe par des mesures simples, comme par exemple
:
Boire abondamment.
Uriner régulièrement en évitant de se retenir trop
longtemps.
Éviter des toilettes intimes trop fréquentes.
Utiliser un savon simple pour ne pas modifier la flore
(bactéries normalement présentes) de la peau et des muqueuses du
périnée.
Effectuer une miction après chaque rapport sexuel.
Maladie du col vésical de l'adulte... MALADIE(S) RARE(S).
PRONOSTIC SANS TRAITEMENT : GRAVE.
PRONOSTIC AVEC TRAITEMENT : FAVORABLE.
DONNEES FREQUENTES
SEXE MASCULIN. ...