AccueilAide

Candidose, mycose, appareil reproducteur, muqueuse, balanite, urétrite, candida (genre), candida albicans, andrologie, syndrome oculo-uréthro-sy [...]




CANDIDOSE

Une candidose est une infection fongique causée par des levures du genre Candida. Le terme peut désigner tout une gamme de manifestations pathologiques ayant pour facteurs ces champignons.

Candida albicans, l'espèce la plus fréquente, fait partie de la flore habituelle de l'oro-pharynx ou du tube digestif, et peut aussi être présent en faible quantité dans la flore vaginale normale.

Les candidoses cutanéomuqueuses

La chaleur et l'humidité sont responsables de candidoses locales, souvent au niveau des plis cutanés, entraînant rougeur, douleurs, et prurit.
grands plis (aines, fessier, aisselles)
petits plis (orteils)
perlèches


La candidose buccale est la manifestation muqueuse la plus courante, et sa fréquence augmente parallèlement au déficit immunitaire, pouvant prendre la forme de candidose oropharyngée ou œsophagienne dans le cadre de l'infection à VIH.
muqueuse buccale ( muguet du nourrisson )
langue villeuse noire

D'autres muqueuses peuvent être atteintes :
muqueuse anale : anite ;
ou génitale :

Chez la femme, on se trouve en présence d'une vulvovaginite avec prurit, leucorrhées blanchâtres, dyspareunie, œdème vulvovaginal. Si les récidives se succèdent, il faut rechercher un facteur favorisant local ( Voir l'article Vaginite candidosique ):
une colonisation digestive
un diabète sucré
une infection à VIH
une recontamination par le partenaire non traité.

Chez l'homme, l'infection est le plus souvent asymptomatique, mais peut se présenter sous la forme d'une urétrite parfois associée à une balanite.

Les candidoses systémiques

Les candidoses systémiques sont rares mais graves, avec un pourcentage de décès avoisinant les 50 %.

Il s'agit des manifestations les plus graves des Candida.

Les facteurs favorisants sont : les cathéters intraveineux pour nutrition parentérale, l' ulcération des muqueuses, les interventions chirurgicales digestives, l' antibiothérapie massive, patients de réanimation et grands brûlés.

Septicémie à Candida

Définition
La septicémie à Candida, autrefois considérée comme manifestation très rare de l'action pathogène de la levure, occupe actuellement une place de premier plan du fait de son caractère nouvellement acquis de maladie iatrogène. Elle apparaît en effet avec une fréquence croissante chez les malades hospitalisés dans les services d'assistance respiratoire, d'hématologie et de chirurgie où, par son taux de mortalité, elle prive la moitié de ceux qu'elle atteint du bénéfice de leur cure.

Biologie
Les candida responsables sont non seulement Candida albicans (70% des septicémies à fungi), mais aussi plusieurs autres espèces qui étaient considérées jusqu'à présent comme inoffensives : Candida parapsilosis est actuellement considéré comme une cause significative de septicémies et d'infections de tissus chez des patients immuno-compromis tandis que les Candida tropicalis, Candida krusei et Candida guillermondii entrainent rarement de réels problèmes chez l'homme. Notons qu'actuellement des levures non candidosiques peuvent être responsables de telles septicémies : Torupsis glabrata en particulier est considéré comme étant une mycose opportuniste hautement pathogène du tractus urogénital et du torrent sanguin (10% des septicémies fongiques).

La septicémie peut être d'origine endogène ou exogène :
--- Endogène --- lorsque les candida commensaux ou déjà faiblement pathogènes (muguet buccal, onyxis ...) ont une virulence exacerbée, leur porteur étant soumis à une antibiothérapie massive, à des immunosuppresseurs au long cours (traitement oncologique par ex.) ou souffrant d'une sévère neutropénie.
--- Exogène --- quand les levures en cause sont introduites dans l'organisme fragilisé par les canules ou cathéters de perfusion maintenus à demeure.

Clinique
Dans les 2 cas, le résultat est une septicémie classique non pathognomonique aboutissant parfois à des localisations endocarditiques de pronostic fatal à l'heure actuelle quelle que soit la thérapeutique utilisée.

Diagnostic
Il repose sur l'isolement répété, plusieurs jours de suite, de la levure incriminée au départ d'hémocultures sur flacons modernes pour hémocultures bactériologiques, sous pression réduite (cœur-cervelle, aérobies). L'immunofluorescence indirecte, pratiquée avec la levure isolée et pour C. albicans, sur des souches de référence, permettra de séparer une simple lévurémie des septicémies vraies, et de typer le candida (sérotype A ou B).

Traitement
A l'heure actuelle, on a recours à des antifongiques fongicides comme l'Amphotéricine B ou le Fluconazole plus récent.

Liens externes

Informations sur les mycoses



MYCOSE


Une mycose est une affection provoquée par des champignons ou des levures parasites ou saprophytes.

De très nombreuses espèces de champignons ou levures microscopiques peuvent se révéler pathogènes pour l'homme dans certaines conditions. Les principales mycoses sont :
les candidoses, dues à des champignons du genre Candida, qui affectent la peau et les muqueuses, notamment les parties génitales ; la mycose vaginale peut être très gênante, cause de douleurs, de brûlures et/ou de démangeaisons.
les dermatophytoses qui peuvent affecter la peau, les ongles et les cheveux. À cette catégorie appartient notamment la teigne qui touche le cuir chevelu et provoque une alopécie ;

Les champignons peuvent également envahir les organes internes, en particulier les poumons, où ils provoquent une infection apparentée à une pneumonie ou à une tuberculose pulmonaire. Ces infections surviennent d'habitude chez des individus dont le système immunitaire a été détruit soit par une maladie comme le sida, soit par des médicaments anticancéreux ou par des radiations. Elles peuvent également survenir chez des patients traités par des hormones stéroïdes comme le cortisol, atteints de diabète sucré, et traités aux antibiotiques.

Chez le poisson

Les mycoses du poisson sont caractérisées par des croissances duveteuses comme du coton en amas. Les champignons attaquent les parties du corps dont le mucus a été abimé. Ces mycoses sont une infection secondaire d'une blessure existante. Elles peuvent être détruites en traitant tout le bac au fongicide .

Traitements

Dans le cas de candidoses relativement bénignes, on prescrit le plus souvent un ovule vaginal (exemple : Gynopévaryl). On complète parfois le traitement par une crème, dont on sait depuis peu qu'il n'est pas nécessaire de la prescrire au partenaire sexuel. Si la mycose revient fréquemment il est possible de prescrire un ovule chaque mois.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Candidose
Dermatophytose
Jacques Euzéby
Mucormycose

Liens externes

Teignes Fiche d'information sur les mycoses des cheveux et du cuir chevelu par un dermatologue attaché à l'hôpital Saint-Louis
Herpès circiné Fiche d'information sur les mycoses de la peau par un dermatologue attaché à l'hôpital Saint-Louis
Pityriasis versicolor Fiche d'information sur le pityriasis versicolor par un dermatologue attaché à l'hôpital Saint-Louis
Onychomysoses Fiche d'information sur les mycoses des ongles par un dermatologue attaché à l'hôpital Saint-Louis, expert des maladies des ongles
recherche médicale sur l'action des plantes tropicales contre les mycoses des ongles



APPAREIL REPRODUCTEUR

L’appareil reproducteur d’un organisme est le système corporel constitué de toutes les parties affectées aux fins de reproduction. Chez les organismes sexués, on parle des organes sexuels ou des organes génitaux, ou encore des caractères sexuels primaires. Ils incluent les fonctions de l’insémination et de la fécondation ; chez les hauts vertébrés, on y ajoute la gestation et la parturition (naissance, mise bas ou ponte).

L'appareil reproducteur est centré sur les gonades, qui produisent les gamètes, ou cellules sexuelles. Chez les animaux sexués, on parle d' ovaire pour la gonade femelle et de testicule pour la gonade mâle.

Appareils reproducteurs humains

Chez l’être humain, la représentation et la figuration des organes génitaux internes, de la femme notamment, a beaucoup évolué au gré des connaissances sur la fécondation .
Les organes jouant un rôle sexuel sont nombreux, incluant le système hormonal, le cerveau et les zones érogènes, dont le fonctionnement et les inter-relations sont encore mal compris.

Appareil reproducteur de la femme

13. Rectum 14. Anus

L'appareil reproducteur compte, chez la femme :
vulve
clitoris
grandes lèvres
petites lèvres
vagin
col
utérus
trompes de Fallope
ovaires
glandes de Skene
glandes de Bartholin

Appareil reproducteur de l'homme

9. Rectum 10. Vésicule séminale 11. Canal éjaculateur 12. Prostate 13. Glande de Cowper 14. Anus 15. Canal déférent 16. Épididyme 17. Testicule 18. Scrotum

L'appareil reproducteur compte, chez l’homme :
pénis
prépuce
gland
testicules (dans le scrotum, vulgairement appelé bourses )
prostate
vésicules séminales
épididymes
glandes de Cowper

Remarques

Le Dictionnaire de l'Académie française, dans sa 4 édition (1762), décrit ainsi l’adjectif « génital » : « Terme didactique. Qui sert à la génération. Vertu, faculté génitale. Esprit génital. Parties génitales. ». Il laisse ainsi entendre qu’il ne décrit pas que les organes de la reproduction, mais aussi l’esprit qui chez l’homme, via l’érotisme et la pensée consciente et prévisionnelle, contribue fortement au processus de reproduction.
L’homme semble se différencier des autres mammifères par une capacité à se reproduire toute l’année et par des cultures qui ont produit des tabous, des rites et différentes formes de pudeur entourant la nudité ou la visibilité des organes sexuels. Ces artefacts sont plus ou moins importants, prégnants et ils évoluent au cours du temps, selon les classes sociales ou groupes, selon l’âge (la nudité est plus tolérée chez les bébés ou jeunes enfants) ou le contexte (médical, familial, vacances, etc). Souvent, il est au moins exigé de couvrir les organes génitaux en société avec un vêtement, parfois symbolique (le mini- string contemporain, un simple pagne, une feuille tenue par une fine cordelette chez les femmes de certaines tribus amérindiennes ( Xingu par exemple, où les hommes portaient traditionnellement un fil nouant leur prépuce et tenant le pénis relevé). Ces prescriptions ou tabous s’appliquent surtout à partir de la puberté.

Après une période où la pudeur a été exaltée par les élites de l’Occident (du au ), on qualifiait encore au début du XX les organes génitaux humains d’organes « honteux », en n’autorisant leur représentation (pour la représentation de corps d’hommes, mais non de femmes) que dans la sculpture et la peinture, alors que les civilisations grecque, étrusque ou romaine toléraient ou encourageaient la nudité (au combat, à l’exercice, lors de jeux olympiques, etc.). Pour des raisons souvent encore mal comprises, certaines cultures ou religions ont toléré ou encouragé la circoncision, l’excision, voire l’infibulation, ou inversement le port de vêtements ou d’attributs mettant en valeur les organes génitaux masculins (comme certains vêtements de la renaissance) ou l’étui pénien.

Dans la plupart des pays, depuis la fin du XX, l’éducation sexuelle à l’école a pour rôle d’apprendre aux enfants le fonctionnement de l’appareil reproducteur humain, en abordant souvent les aspects fonctionnels et médicaux de la fonction ainsi que la contraception.

Psychanalyse et physiologie de la génitalité

La psychanalyse et la physiologie n’astreignent pas les organes génitaux à la seule reproduction de l’espèce : ils sont reliés, comme disposition, à la notion de génital.

Voir aussi

Articles connexes


Différenciation du sexe des Mammifères

Liens externes

Voir un schéma détaillé sur les organes génitaux féminins et sur les organes génitaux masculins
Les organes génitaux de la femme (animation flash).
Les organes génitaux de l’homme (animation flash).

Notes et références



MUQUEUSE


Les muqueuses (du latin mucus ) sont des minces couches de tissus d'origine ectodermique constituées de cellules épithéliales, et de tissu conjonctif sous-jacent qui se nomme chorion qui tapissent les cavités ouvertes vers le milieu extérieur (comme les narines et les oreilles).

Emplacements et rôle

Les muqueuses sont présentes aussi bien visibles que cachées. Tout le système digestif (de la bouche à l'anus), tout l'appareil respiratoire, ainsi que les zones uro-génitales (l'utérus, le vagin, le clitoris, le gland et l'intérieur du prépuce) sont tapissés de muqueuses.

La spécificité des muqueuses est d'être en permanence humidifiée, comme par exemple les muqueuses urinaires avec l'urine. La plupart des muqueuses sécrètent un mucus, une substance visqueuse, comme les sécrétions nasales qui servent à empêcher les particules étrangères inhalées d'atteindre les poumons.

Elles sont aussi dotées d'une substance et de cils. Lorsque les micro-organismes arrivent à pénétrer dans l'organisme, ils se collent à la substance puis sont rejetés par les cils.

Y sont également sécrétés les IgA (anticorps sécrétoires) qui agglutinent et inactivent les pathogènes, les empêchant par la taille des agglomérats de passer à travers les muqueuses.

Histologie

Les caractéristiques cytologiques physiologiques des cellules des muqueuses sont les suivantes :

le RER (réticulum endoplasmique rugueux) est bien développé et est responsable de la synthèse des glycoprotéines et des protéoglycanes du mucus;
l'appareil de Golgi est localisé en position supranucléaire et est également bien développé;
le cytoplasme est riche en vésicules de sécrétion ou grains de mucigène. Les coloration histologiques telles que le PAS, le mucicarmin et le bleu alcian mettent ces granulations de mucus en évidence.

Médecine

L'examen des muqueuses et des divers mucus est souvent important dans le diagnostic médical.

L'inflammation des muqueuses (buccale, digestive, respiratoire, urovaginale ou oculaire) est une mucite.

Les mucites buccales sont aussi appelées stomatites. Elles peuvent être un effet indésirable des chimiothérapies anticancéreuses et de la radiothérapie. Elles se manifestent par des douleurs, une dysphagie et une dysphonie, et dans les cas sévères surviennent des complications liées à la dénutrition, la déshydratation, des hémorragies ou encore des infections.

En cas de radiothérapie de la tête et du cou, une mucite orale survient chez plus de 80% des patients, du fait que l'épithélium des muqueuses se renouvelle régulièrement. Elle apparait environ 1 à 2 semaines après le début du traitement et peut empêcher de boire ou de manger lorsqu'elle est sévère. Sa prévention repose sur les soins bucco-dentaires, l'hygiène bucco-dentaire renforcée et sur l'action de sucer des glaçons quelques heures en commençant quelques minutes avant le traitement .

Annexes

Article connexe

Mucine

Notes




BALANITE

La balanite (du grec: βάλανος balanos gland ) est une inflammation du gland du pénis. Le plus souvent d'origine infectieuse, elle est généralement due à un manque d'hygiène . Elle peut concerner la muqueuse du gland, l'extrémité du pénis ou le sillon situé entre le gland et le prépuce.

On parle de balanite quand seul le gland est inflammé (dans le cas d'une circoncision) et de balanoposthite quand gland et prépuce sont touchés.

On distingue plusieurs variétés de l'infection :
Balanite érythémateuse, causée par un lichen, un psoriasis, un candida, une syphilis ...
Balanite papuleuse, associée à la syphilis, un lichen, une gale ...
Balanite vésiculeuse, venant d'un herpès
Balanite bulleuse
Balanite kératosique, d'origine mécanique

Symptômes

douleurs, irritation
écoulement sous le prépuce (parfois quelques jours après un rapport sexuel)
œdème du gland avec ulcérations

Complications et traitement

Le traitement ordinaire consiste à supprimer autant que possible la cause de la pathologie et en des soins locaux. En cas de surinfection, on administre des antibiotiques tandis qu'en cas de phimosis (étroitesse du prépuce empêchant de découvrir le gland) persistant, on recommandera la circoncision

Annexes

Liens externes

;Images de balanites
STD services
Dermatological atlas

Notes et références



URÉTRITE

L'urétrite est une infection bactérienne de l'urètre chez l'homme ou la femme.

Ces infections urinaires entraînent une miction difficile et douloureuse, et généralement un écoulement urétral. L'infection est le plus souvent liée à la chlamydia trachomatis, au gonocoque et à l’herpès. Dans certains cas, il existe un risque de stérilité si le traitement n'est pas assez rapide. La surveillance de l'évolution de l'incidence en France est effectuée par le réseau Sentinelles de l'Inserm.

Cystite et prostatite sont aussi des formes d'urétrite



CANDIDA (GENRE)

Candida est un genre de levures (dont la plus importante espèce est Candida albicans ) qui est répandu dans tout le monde habité et forme normalement un commensal parfaitement toléré par l'homme sain dans la bouche, sur la peau, dans le système digestif et dans la flore vaginale. Il devient pathologique et provoque parfois des mycoses (candidiase ou candidose) chez les humains et d'autres animaux quand l'organisme est affaibli.

Au laboratoire médical, la culture en boîte de Pétri des Candida donne des colonies qui sont grandes, rondes, de couleur blanche ou crème ( albicans signifie « blanchâtre »). C'est un champignon unicellulaire qui se trouve dans le tube digestif et dans la bouche de la plupart des humains. Il ne provoque cependant aucune pathologie chez les individus ayant un système immunitaire normal.
Il peut se trouver sous plusieurs formes : levure, pseudohyphe ou hyphe.

Les espèces de Candida peuvent provoquer des infections assez bénignes, comme le muguet buccal chez l'enfant ou la candidose vulvo-vaginale chez la femme. Chez les patients dont le système immunitaire est affaibli, par exemple les patients recevant une chimiothérapie contre le cancer ou les patients atteint par le SIDA, les Candida peuvent provoquer des infections plus graves, comme des septicémies ou des candidoses digestives.

Dans l'immense majorité des cas pathologiques, c'est Candida albicans qui est en cause, mais sont également importants : Candida pseudotropicalis, cosmopolite comme le premier, Candida tropicalis plus fréquemment à l'origine des candidoses des zones intertropicales chaudes et humides, Candida parapsilosis et Candida guillermondii .

Morphologie

Dans les prélèvements pathologiques, les candida se présentent toujours comme de petites levures rondes ou ovalaires de 2 à 4 microns, bourgeonnantes, souvent accompagnées de filaments mycéliens ou pseudo-mycéliens.
En culture sur milieu de Sabouraud, on obtient en 24 ou 48 heures des colonies blanches, crémeuses, brillantes, ne contenant que la forme levure ; sur milieu P.C.B. ou R.A.T., on obtient du pseudo-mycélium, et, pour C. albicans, des chlamydospores.

Génétique

Candida est l'une des exceptions Voir Les exceptions au code génétique standard du code génétique (avec la mitochondrie) c'est-à-dire que l'universalité du code génétique ne s'applique pas pour cette levure.

Biologie

Les candida se multiplient activement en milieu nettement acide, de pH 2 à pH 6, mais peuvent survivre jusqu'à pH 9.

C. albicans est un saprophyte strict du tube digestif ; dans toute autre localistion, il est considéré comme pathogène. Il ne le deviendra dans le tube digestif que s'il a l'occasion de proliférer.

En temps habituel, les levures sont maintenues en vie ralentie par la présence de salive abondante, d'une flore saprophyte intacte sur toutes les muqueuses digestives, de défenses organiques efficaces dans un organisme sain.

Autrefois, seule une déficience des défenses organiques (prématurés, vieillards) ou une tare physiologique (diabète, maladies chroniques, diathèses...) venaient modifier cet équilibre et s'accompagnaient d'une candidose dont la gravité dépendait du trouble causal qui se limitait généralement au traditionnel muguet. Il était alors classique de dire : « on ne meurt pas du muguet, on meurt avec le muguet. »

Au XXI, les personnes meurent de candidose, mais il s'agit de candidoses iatrogènes provoquées par l'emploi sans précautions de certaines thérapeutiques :
La généralisation des thérapeutiques antibiotiques qui favorisent les candida en détruisant la flore antagoniste, et même, peut-être, directement, ont amené une sélection et une prolifération des souches pathogènes ;
L'utilisation courante des corticoïdes et des immunodépresseurs, en abaissant la défense immunitaire, a permis le développement des formes les plus graves : septicémies à candida, candidose viscérale, granulome moniliasique, naguère très exceptionnels ;
La grande diffusion des oestroprogestatifs de synthèse, en modifiant de manière permanente l'acidité vaginale, a banalisé la candidose vulvo-vaginale.

En plus de la prolifération des souches traditionnellement pathogènes ( C. albicans, C. tropicalis ...), il y a apparition d'une pathogénicité certaine chez des candida réputés non pathogènes. Candida albicans demeure cependant à la fois le plus fréquemment rencontré et le plus régulièrement pathogène.

Voir aussi

Articles connexes

Fungi
mycose, Candidose

Liens externes

Bibliographie

Notes et références



CANDIDA ALBICANS


Candida albicans est l'espèce de levure la plus importante et la plus connue du genre Candida . Elle provoque des infections fongiques (candidiase ou candidose) essentiellement au niveau des muqueuses digestive et gynécologique. Les candidoses sont une cause importante de mortalité chez les patients immunodéprimés comme les patients atteints du sida, les patients cancéreux sous chimiothérapie ou après transplantation de moelle osseuse. Les candidoses orale et œsophagienne sont fréquentes chez le patient atteint du sida. Lorsque Candida s'infiltre dans le flux sanguin, l'infection devient systémique et on parle alors de candidémie. Les candidémies sont caractérisées par une mortalité de l'ordre de 40%. C. albicans peut donner également une multitude d'autre infections car il s'agit d'un pathogène opportuniste très polyvalent, il peut être responsable d'infection superficielle cutanée, causer un érythème fessier chez les nouveau-nés, une bronchopneumonie et/ou une pneumonie, une vaginite, une balanite ou être responsable d'infections profondes.

C. albicans est un organisme vivant à l'état naturel sur la peau, dans la bouche et le tube digestif de l'être humain. On le retrouve chez 80% de la population, et il n'entraine habituellement aucune maladie ou symptôme en particulier. C'est un organisme commensal saprophyte.

Au laboratoire médical, la culture en boîte de Petri des Candida donne des colonies qui sont grandes, rondes, de couleur blanche ou crème (albicans signifie 'blanchâtre').

Cycle de vie

Le fait que C. albicans soit classé comme étant un champignon asexué peut paraître surprenant vue sa proximité phylogénétique avec des levures sexuées telles que Saccharomyces cerevisiae. De plus, des gènes impliqués dans le mating et la méiose chez S. cerevisiae ont des orthologues chez C. albicans . La reproduction de C. albicans est majoritairement clonale, avec des échanges génétiques limités entre individus. Pourtant, la découverte de gènes de mating laisse à penser que C. albicans a gardé la capacité de se reproduire et de se recombiner. Ces gènes de mating, appelés MTL (mating type-like), possèdent de grandes similitudes avec les gènes MAT rencontrés chez S. cerevisiae, avec la différence notable que C. albicans possède 4 gènes MTL et non 3 comme c'est le cas chez S. cerevisiae . La plupart des souches de C. albicans sont hétérozygotes pour ces loci et seules 3-7% des souches rencontrées dans la nature sont homozygotes. À l'inverse de S. cerevisiae, pour lesquelles toutes les cellules sont compétentes, seules les souches de C. albicans ayant subi un switch phénotypique de blanc à opaque sont compétentes. Il y a 2 connexions majeures entre le système de mating et la conversion blanc-opaque: 1- c'est le locus MTL qui régule la faculté de C. albicans à effectuer le switch et 2- le mating des cellules en phase opaque est environ 10^6 fois plus efficace que celui des cellules en phase blanche. L'intérêt pour C. albicans de lier les 2 systèmes est peut-être de faire en sorte que les individus ne puissent se recombiner que dans des niches spécifiques. En effet, les cellules en phase opaque sont plus fragiles que les cellules en phase blanche et elles sont instables .

Le mating de deux cellules de C. albicans a pour résultat final une cellule tétraploïde, qui doit perdre certains de ses chromosomes pour rétablir la diploïdie.Chez la plupart des champignons, ce processus se fait grâce à une méiose qui complète ainsi un cycle sexuel. Toutefois, chez C. albicans, seul un cycle parasexuel a pu être identifié in vitro, un cycle impliquant une perte coordonnée des chromosomes surnuméraires au fil des divisions cellulaires . Il reste toutefois possible que C. albicans puisse subir une méiose, puisque l'étude de son génome a permis d'identifier plusieurs orthologues de gènes impliqués dans ce processus chez d'autres levures: le locus MTL, NDT80, etc . D'un autre côté, plusieurs gènes importants pour la méiose semblent manquer dans le génome de C. albicans, ce qui suggère que si la méiose peut avoir lieu dans cette levure, son déroulement doit être différent de celui des autres champignons.

Génome

C. albicans est un organisme diploïde qui possède 8 paires de chromosomes, le plus grand étant appelé R, les suivants étant numérotés de 1 à 7 selon une taille décroissante. Son génome correspond approximativement à 16 Mb (haploïde) et code environ 6400 gènes. Le code génétique de C. albicans possède une particularité. Le codon CUG code une sérine et non pour une leucine.

Critère d'identification

Il existe plusieurs techniques qui permettent d'identifier C. albicans en laboratoire comme par exemple

le test de germination positif, en effet C. albicans formera un hyphe sans constriction lorsque placé dans du plasma de lapin à 37 degrés Celsius.

Le test de chlamydospore sera positif sur milieu Corn Meal Agar dû à la présence de tweed 80.

Test de l'uréase négatif sur milieu Christensen.

Colonie blanche crème, luisant et crémeuse sur gélose sang ou sabouraud.

Facteurs de virulence


Un facteur de virulence permet à un pathogène de se maintenir et de proliférer dans son hôte. Ils peuvent d'ailleurs créer des lésions, c'est alors qu'apparaît la pathologie.

Dimorphisme

Le dimorphisme correspond à la transition de la forme levure ellipsoïdale, qui se sépare des cellules filles après la cytokinèse, à la forme hyphale, dont les cellules filles restent liées les unes aux autres par des septa et dont la croissance est apicale. Cette transition peut être induite par un grand nombre de stimuli: le pH, la température, la composition du milieu, ... Les voies de signalisation conduisant à la filamentation chez C. albicans sont soit MAP-kinase dépendante, soit pH-dépendante, soit AMPc-dépendante. Ces voies sont redondantes: le blocage de l'une d'elle ne suffit pas à inhiber la filamentation. D'autre part, les gènes régulés par ces voies ( HWP1, ALS, SAP ) sont connus pour leur rôle dans la virulence. Entre les formes levure et hyphale, on peut encore trouver d'autres formes morphologiques comme le pseudohyphe et la chlamydospore, qui sont toutefois plus rares .

Adhésines

C. albicans possède un grand nombre de récepteurs à sa surface qui lui permettent de reconnaître les cellules de son hôte et de s'y attacher solidement. Le β-1,2-phosphomannoside se lie ainsi à la galectine via une liaison lectinique. Les protéines de la famille ALS (agglutinin-like sequence) se lie à diverses protéines (laminine, collagène, fibrinogène) ainsi qu'à des cellules épithéliales et endothéliales via des liaisons non-covalentes . Enfin, la protéine Hwp1p (hyphal wall protein) se lie à son substrat de manière covalente par l'action d'une transglutaminase.

Enzymes sécrétées

C. albicans possède toute une gamme d'enzymes hydrolytiques qui sont exprimées différentiellement selon l'environnement. On peut citer par exemple les enzymes de la famille SAP (secreted aspartyl proteinase), qui compte actuellement 10 membres et dont les rôles sont variés (dégradation de protéines, dégradation des structures cellulaires et tissulaires de l'hôte, dégradation du système immunitaire). Leur expression dépend du pH, de la localisation de C. albicans et de sa forme morphologique . C. albicans possède encore des phospholipases (A, B, C et D) et des lipases (1 à 10).

Traitements utilisés contre C. albicans

Les antifongiques utilisés actuellement ont de nombreuses cibles: la paroi cellulaire, la membrane plasmique, la sythèse de l'ergostérol, l'ADN, l'ARN, ... Ces antifongiques sont soit fongistatiques, soit fongicides.

Polyènes

Les polyènes (ex.: Amphotéricine B, nystatine) sont des antifongiques naturels à action fongicide. L'AmB se lie à l'ergostérol de la membrane du champignon et crée des pores, augmentant ainsi la perméabilité de la membrane. Des composés essentiels à la vie du champignon diffusent ainsi hors du cytosol (ions K+, ...) ce qui conduit à la mort de l'organisme.
L'AmB connaît une réactivité croisée avec le cholestérol, le stérol principal chez l'homme. L'AmB peut donc être toxique à haute dose.

Analogues de pyrimidine

Les analogues de pyrimidine (ex.: 5-fluorocytosine ) sont des antifongiques à action fongicide. La 5-FC pénètre la cellule fongique et inhibe la synthèse d'ARN et d'ADN. Les analogues de pyrimidine n'affectent pas l'homme, car la cytosine déaminase n'existe pas dans les cellules ou y est faiblement active.

Azoles

Les azoles forment la classe la plus répandue d'antifongiques à action fongistatique. On les classe en 2 sous-familles: les imidazoles (kétoconazole, miconazole) et les triazoles, plus récents (fluconazole, voriconazole, itraconazole). Les azoles inhibent l'action du gène ERG11 impliqué dans la biosynthèse de l'ergostérol. La membrane est ainsi fragilisée et le champignon ne peut plus croître. Le gène ERG5 est une cible secondaire des azoles.

Allylamines

Les allylamines (ex.: terbinafine, naftinine) sont des antifongiques à action fongistatique qui inhibent la fonction de l'enzyme codée par ERG1, une squalène epoxidase. L'effet fongistatique est le résultat de la déplétion en ergostérol et de l'accumulation de stérols toxiques dans la cellule.

Morpholines

Les morpholines (ex.: amorolfine) ont une activité fongistatique en inhibant la fonction de 2 enzymes impliquées dans la biosynthèse de l'ergostérol: la C-14 stérol réductase (codée par ERG24 ) et la C-8 stérol isomérase (codée par ERG2 ).

Echinocandines

La paroi cellulaire a une fonction importante chez les champignons. C'est pourquoi de nouveaux antifongiques ont été développés, qui ciblent la synthèse des éléments de ladite paroi. Les échinocandines ciblent par exemple le produit du gène FKS1 de C. albicans, qui code une β-1,3-glucane synthase. Les échinocandines (ex.: caspofongine, micafongine, ...) ont une forte activité fongicides et ne présentent pas de réactivité croisée avec d'autres antifongiques .

Autres types d'antifongiques

Parmi les autres types d'antifongiques, plus ou moins récents, on retrouve les sordarines, qui ciblent la synthèse de protéines (inhibiteurs du facteur d'élongation 2), l'auréobasidine A (inhibiteur de la synthèse de céramides), les inhibiteurs de pompes à protons ou des ABC-transporteurs, ...

Phénomènes de résistance

Résistance aux analogues de pyrimidine

Certaines souches de C. albicans peuvent développer une résistance à la 5-FC en exprimant des formes mutées de cytosine perméase ou de cytosine déaminase. Mais la majorité des souches présentent des mutations dans le gène FUR1 qui code une phosphoribosyltransférase, empêchant ainsi à la 5-FC de s'intégrer dans l'ARNm lors de sa synthèse.

Résistance aux azoles

La résistance aux azoles est un phénomène courant chez C. albicans . Il intervient généralement lors de traitements prolongés avec le même médicament. La résistance peut intervenir de 4 manières :
Surexpression de la cible:
:La cible des azoles, la 14α-lanostérol déméthylase, peut être surexprimée dans la souche de manière à ce que les molécules d'azoles ne soient jamais assez nombreuses pour inhiber toutes les enzymes présentes. La synthèse de l'ergostérol peut ainsi se poursuivre normalement
Altération de la cible:
:Le gène ERG11 peut être muté de manière à ce qu'il ne code plus qu'une forme modifiée de la 14α-lanostérol déméthylase, dont l'affinité pour les azoles est nettement diminuée. On a actuellement recensé plus de 18 mutations différentes, regroupées dans 3 hot spots différents, qui représentent soit le site d'entrée du substrat ou de l'azole, soit le site de liaison du subtrat/azole, soit l'hème.
Efflux des azoles:
:Les azoles peuvent être expulsés hors de la cellule par la surexpression de transporteurs multidrogues. De cette manière, les azoles ne sont jamais assez concentrés dans la cellule pour réussir l'inhibition d'Erg11p. Deux familles de transporteurs sont impliquées dans ce phénomène: la famille des Major Facilitators (ex.: CaMDR1 ) et la famille des ATP-binding cassette transporteurs (ABC-transporteurs) (ex.: CDR1 et CDR2 ). La surexpression de cette dernière famille de transporteurs peut intervenir lorsque le facteur de transcription TAC1 est muté.
Absence d'intermédiaire toxique:
:Lorsque la 14α-lanostérol déméthylase est inhibée, il y a accumulation dans la cellule d'un intermédiaire méthylé, le 14α-méthylfécostérol. Ce composé est pris comme substrat par l'enzyme Δ5-6 désaturase codée par ERG3 pour former le 14α-méthyl-ergosta-8,24(28)-dien-3β,6α-diol, un composé toxique. Des souches ont été trouvées qui possèdent des allèles ERG3 déficients. Ces souches ne transforment donc pas les composés méthylés en composés toxiques, ce qui explique leur résistance aux azoles.

Cette absence d'Erg3p est couplée généralement à une résistance à l'AmB, puisque l'absence de la Δ5-6 désaturase coupe la voie de biosynthèse de l'ergostérol.

Résistance aux échinocandines

Les phénomènes de résistance aux échinocandines restent rares. On sait toutefois qu'une mutation dans le gène FKS1 suffit à rendre la souche résistante à l'action des échinocandines.

Notes et références



ANDROLOGIE

L'andrologie (du grec andros, homme) est la spécialisation médicale qui s'occupe de la santé masculine, en particulier pour les problèmes de l'appareil reproducteur masculin et les problèmes urologiques particuliers aux individus mâles. La gynécologie s'occupe des aspects médicaux de la femme.

Il y une plus grande susceptibilité aux cardiopathies que chez la femme, et les hommes ont tendance à vivre un peu moins longtemps. Cependant, les hommes résistent mieux à bien des conditions qui atteignent plus les femmes, telle l'ostéoporose.

Les procédures médicales et chirurgicales spécifiques aux mâles comprennent la vasectomie et la vasovasostomie (l'une des procédures d'inversion de la vasectomie) mais aussi des interventions en rapport avec divers problèmes génito-urinaires masculins, tels :


balanite
cancer du pénis
cancer de la prostate
cancer des testicules
cryptorchidie
epispadias
épididymite
fracture pénile
frenulum breve
hydrocèle
hypospadie
impotence
maladie de La Peyronie
micropénis
orchite
paraphimosis
phimosis
prostatite
spermatocèle
stérilité
Syndrome de dysgénésie testiculaire
testicule ectopique
torsion testiculaire
varicocèle

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

International Society of Andrology

Bibliographie

Notes et références



SYNDROME OCULO-URÉTHRO-SYNOVIAL

Le syndrome oculo-uréthro-synovial, encore appelé arthrite réactive, est une maladie systémique qui accompagne parfois la spondylarthrite ankylosante. Elle se caractérise par l'apparition simultanée de
fièvre ;
diarrhée sanglante ;
inflammation de l'urètre et des articulations, notamment difficulté d'uriner et douleurs articulaires ;
conjonctivite (yeux rouges, avec démangeaisons).

Elle fait partie des spondylarthropathies séronégatives (le malade ne présente pas d'anticorps spécifiques permettant de déceler la maladie). Elle est due à une infection des organes génitaux et urinaires ou de l'estomac et des intestins.

C'est une des causes les plus fréquentes d'arthrite chez les jeunes.

Cette maladie était appelée syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter ou maladie de Reiter, mais a été débaptisée en raison de l'activité nazie de Hans Reiter.

Histoire

Cette maladie fut décrite pour la première fois en 1916, et de manière indépendante, par un médecin, Hans Reiter d'une part, et par Noël Fiessinger et Leroy, d'autre part.

Épidémiologie

Elle est plus répandue chez l'homme et touche moins souvent les femmes, les personnes âgées et les enfants.

Il semble exister une prédisposition génétique.
Certains patients (65 à 95 %) possèdent des antigènes tissulaire HLA-B27 qui présentent un risque plus important que les autres de développer un syndrome oculo-uréthro-synovial après un contact sexuel ou après avoir été exposés à certaines infections bactériennes d'origine digestive.

Seul un petit nombre de patients est handicapé par la forme chronique ou récidivante de l'arthrite réactive.

Causes

Il semble actuellement lié à la présence de Chlamydia trachomatis dans l'articulation.

Chez les hommes jeunes entre 20 et 40 ans, l'arthrite réactive est due à une infection vénérienne (organes sexuels), le plus souvent par Chlamydia trachomatis. Les infections génitales à Chlamydia trachomatis sont le plus souvent en cause. Également appelée Rickettsia psittaci (désuet), Rickettsia trachomatis, myagawanella, Bedsonia, Néorickettsie

Diagnostic

Symptômes

Les symptômes principaux sont l’arthrite, l’urétrite ou cervicite et la conjonctivite.

Chez la femme, chlamydiae provoque une cervicite et parfois une salpingite
Chez l'homme, l'infection se traduit par une urétrite associée à un écoulement et qui se complique quelquefois d'une épididymite.
Conjonctivite
Uvéite
L'atteinte articulaire est soit modérée soit sévère. Elle touche généralement symétriquement plusieurs articulations (mais quelquefois une seule), essentiellement les grosses articulations du membre inférieur et celles des orteils. Certains patients se plaignent de lombalgies, surtout dans les formes graves. Certains autres présentent des enthésopathies.
Un syndrome dysentérique ou diarrhée. L'infection digestive est due à des bactéries appelées yersinia enterocolitica, campylobacter jejuni, shigella flexneri et salmonella.
Éruption papulo-pustuleuse et une kératodermie palmo-plantaire. On a remarqué chez quelques patients la présence d'un épaississement de la couche cornée au niveau des paumes des mains, des plantes des pieds et autour des ongles. On parle respectivement d'hyperkératose palmoplantaire et de kératodermie blennorragique.
Présence d'ulcérations de la bouche qui se développent après plusieurs semaines dans environ 1 % des cas (érosions herpétiformes)
Inflammation du périoste
fasciite plantaire (inflammation de l'aponévrose de la plante des pieds)
tendinite du tendon d'Achille.
Quelques lésions de la peau et des muqueuses, et plus spécifiquement de la bouche, se rencontrent chez certains malades. Il s'agit de petites ulcérations superficielles qui ne sont habituellement pas douloureuses. Elles peuvent également se voir au niveau de la langue et du gland : on parle alors de balanite circinée.
Fièvre
Apparition progressive d'une amyotrophie (une fonte musculaire qui immobilise d'abord les grosses articulations comme les genoux)
Monoarthrite chez quelques malades : le genou, une cheville ou un pied
Plus rarement, on constate une atteinte du cœur et des vaisseaux se caractérisant par une inflammation de l'aorte (aortite) s'accompagnant quelquefois d'une insuffisance de fonctionnement de celle-ci.

Examens complémentaires

Elle montre une inflammation de l'articulation entre le sacrum et l'aile iliaque en cas d'atteinte chronique.

absence de germes appartenant au genre chlamydia trachomatis dans le liquide synovial mais également dans le sang de certains patients.à noter la présence des antigènes vivants dans le liquide synovial.

Évolution

Les symptômes involuent (régressent) en 4 à 5 mois, mais environ la moitié des patients présente des rechutes, transitoires ou prolongées, à type d'arthrite ou d'autres symptômes pendant plusieurs années.

On a également remarqué des déformations associées à une ankylose des articulations qui traduit une inflammation de l'articulation située entre le sacrum et les os iliaques (articulation sacro-iliaque dans le bassin) ou quelquefois une atteinte de la colonne vertébrale. Ces symptômes se rencontrent essentiellement au cours du syndrome oculo-uréthro-synovial chronique ou récidivant.

Traitement

Il existe une polémique quant à l'utilisation des antibiotiques de façon prolongée.
Les anti-inflammatoires et des antalgiques permettent de soulager les symptômes.
Le méthotrexate est quelquefois envisagé chez certains patients qui sont porteurs d'une maladie grave et prolongée. Néanmoins, ce traitement n'est pas conseillé pour l'ensemble des patients présentant le syndrome oculo-uréthro-synovial à cause de sa toxicité.
Le traitement utilisant les immunosuppresseurs chez les patients présentant ce syndrome associé au Syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA), devra être utilisé avec prudence.
La sulfasalazine est quelquefois efficace.

Quand cette pathologie est due à un contact sexuel associé à une infection à Chlamydia trachomatis (cas le plus fréquent), le traitement des patients et des partenaires sexuels utilise les tétracyclines .

En ce qui concerne la conjonctivite, aucun traitement n'est nécessaire.

Néanmoins, en cas de survenue d'un iritis (inflammation de l' iris), les corticoïdes locaux (en gouttes) sont le traitement utilisé habituellement.

Après quelques poussées, la guérison survient au bout de 3 à 6 mois.

Bibliographie

Harrison, in Médecine interne, tome II, édition 1998, page 2243
Hughes R. A., Keat AC : Reiter's syndrome and reactive arthritis : A current view. Semin arthritis Rheun 24 : 190, 1994
Keat A : Reiter 's syndrome and reactive arthritis in perspective N Engl J Med 309 : 1606, 1983

Liens internes

sacroiléite, rétinite, HLA-B27, Vidal-Jacquet.
Noël Fiessinger

Liens externes

Manifestations oculaires du syndrome oculo-uréthro-synovial



CHLAMYDIA TRACHOMATIS



Taxobox taxon  
bactérie  
espèce  
Chlamydia trachomatis  
Chlamydia trachomatis est un bacille de Gram indéterminé, parasite intracellulaire obligatoire. Cette bactérie est responsable de l'urétrite à Chlamydia (ou chlamydiose), maladie sexuellement transmissible qui est la plus fréquente en France (50 fois plus fréquente que la gonorrhée, elle même plus fréquente que la syphilis). Son réservoir est strictement humain. Il existe 15 sérotypes, possédant un tropisme tout particulier pour les muqueuses génitales et oculaires.

Pathologies provoquées par ce germe

Le trachome dû aux sérotypes A, B et C. Le trachome est une kérato-conjonctivite très répandue dans les pays en voie de développement et qui entraîne un grand nombre de cécités. C'est une maladie très contagieuse heureusement facile à combattre par sulfamidés et antibiotiques à large spectre.
Chlamydiose, qui figure parmi les infections génitales des adultes (urétrites, cervicites, salpingites, endométrites), avec plus d' un million de cas annuels aux États-Unis .
Lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas-Favre (3e maladie vénérienne en fréquence).
Infections oculaires comme les conjonctivites par auto-inoculation à partir d'un foyer génital, notamment chez le nouveau né, dix jours après l'accouchement. Mais aussi chez les enfants et adultes après contamination par eau de piscines insuffisamment chlorées. Les sérotypes D et K sont responsables de ces conjonctivites folliculaires et parfois de kératites. Le diagnostic est effectué par une recherche d'inclusions cytoplasmiques sur des cellules prélevées par frottis conjonctival.
Une pneumonie chez le nouveau-né peut apparaître quatre à dix semaines après le contact avec la mère ( généralement lors de l'accouchement). La clinique se caractérise par des râles bronchiques diffus. La radiographie de poumon montre une infiltration intersticielle bilatérale. Le diagnostic est confirmé par les prélévements pharyngés et recherche de l'inclusions cytoplasmiques des chlamydiae.

Un certain nombre de complications à l'infection par chlamydia trachomatis existent :
Le syndrome de Fitz-Hugh-Curtis ou péri-hépatite à chlamydia.
Le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter ou syndrome oculo-uréthro-synovial.

A long terme, une infection à Chlamydia chez un homme pourrait diminuer sa fertilité .

Mode de vie

Chlamydia trachomatis est un petit bacille, parasite intracellulaire obligatoire (il ne peut survivre en dehors d'une cellule hôte). Sa survie dans les vacuoles cytoplasmiques de la cellule parasitée est rendue possible par sa capacité à inhiber le complexe de fusion phagosome-lysosome.

Diagnostic

Culture cellulaire : permet l'isolement de la souche. Le délai est cependant assez long (48 à 72 h). L'antibiogramme ne se fait pas en routine ;
Tests antigéniques : par immunofluorescence directe, méthode ELISA ;
Biologie moléculaire ( PCR, hybridation, amplification).

Contamination

Dérèglement hormonal (moyen de contraception mal dosé, mal choisi ou inapproprié...),
Rapport sexuel contaminant,
Mycose (champignon) mal traitée ou non traitée,
Transmission de la mère en l'enfant au moment de l'accouchement,
Auto-contamination des organes génitaux vers les yeux, par des mains souillées.
Contamination oculaire indirecte possible par les mouches se posant sur les yeux des nouveau-nés dans les pays à forte endémie.

Traitement

L'antibiothérapie avec une molécule à pénétration intra-cellulaire pendant deux à trois semaines :
les macrolides telle la roxithromycine 300 mg en 2 prises par jour ou l'érythromycine.
les cyclines (tétracycline, doxycycline) chez les malades de plus de 8 ans.
les fluoroquinolones (ofloxacine) pour les infections génitales profondes (prostatite) traitant les autres infections sexuellement transmissibles accompagnant les chlamydia.
la rifampicine.

En traitement minute par macrolide :
Azithromycine en une seule prise de 1 g.

Notes et références



LYMPHOGRANULOME VÉNÉRIEN


Le lymphogranulome vénérien ou maladie de Durand-Nicolas-Favre est une infection sexuellement transmissible due à une infection par les sérovars (ou biovar) invasifs L1, L2, ou L3 de Chlamydia trachomatis . La maladie a été découverte par Wallace en 1833 puis par Durand, Nicolas, et Favre en 1913. Elle affecte surtout le système lymphatique.

Aux États-Unis, en Europe, en Australie et dans la majeure partie de l'Asie et de l'Amérique du Sud, le LGV est généralement considéré comme une maladie rare. Elle est endémique en Afrique, en Inde, dans certaines régions du sud-est asiatique et dans les Antilles.

Épidémiologie

Sa transmission est fréquente et ses conséquences redoutables. Elle atteint les sujets jeunes et représente une grande cause de stérilité chez la femme. Cette infection peut passer inaperçue chez l'homme, mais surtout chez la femme d'où la facilité de transmission. C'est une IST fréquente en région tropicale.

Signes et symptômes

Stade primaire

Après une incubation de 3 à 30 jours dans les suites d'un rapport sexuel, apparaissent des papules érosives indolores sur les organes génitaux, la sphère ano-rectale ou pharyngée pendant quelques jours. Chez la femme, ces lésions sont généralement vaginales et nécessitent un examen au spéculum pour être détectées.

Stade secondaire

Deux à six semaines après le rapport sexuel contaminant, apparaissent des adénopathies sur les régions drainant les organes touchés lors du stade primaire. Dans la majorité des cas, ces adénopathie sont inguinales ou fémorales.

Lors de contamination ano-rectale, on note un rectite associée à des douleurs rectales (ténesme), écoulements diarrhéiques mucopurulants et coliques abdominales.

Cette phase s'accompagne de fièvre, de frissons et de douleurs articulaires.

L'évolution laisse apparaitre une adhérence des tissus cutanées aux adénopathies abcédées qui s'y fistulisent pour laisser sourdre du pus.

Stade tertiaire

Les tissus génitaux se sclérosent et une fibrose se forme ainsi qu'un lymphœdème des membres inférieurs. Ces lésions sont définitives.

Complications générales

On note parfois dans les suites d'une contamination par cette chlamydiae des complications tels un érythème noueux, et une méningo-encéphalite.

Pronostic

Complications à long terme

Diagnostic

Recommandations complémentaires

Prophylaxie et traitement

La prévention passe par l'usage du préservatif.

Le traitement est une antibiothérapie par cyclines (doxycycline, tétracycline) pendant une durée de 3 semaines minimales chez les malades de plus de 8 ans. (Érythromycine chez l'enfant ou en cas d'allergie aux cyclines)

Les lésions sclérosantes sont traitées chirurgicalement ou par dilatation mécanique. Les abcés ganglionaires sont mis à plat, et drainés par aspiration à l'aiguille.

Références et liens externes




Merci de signaler tout contenu problématique sur cette page0
Alerter
 
Vous êtes dans le forum : B37.4
Candidose, mycose, appareil reproducteur, muqueuse, balanite, urétrite, candida (genre), candida albicans, andrologie, syndrome oculo-uréthro-synovial, chlamydia trachomatis, lymphogranulome vénérien
Derniers articles
Questions-réponses sur la balanite, causes, symptomes
Qu’est-ce que la Balanite, Balanoposthite ? (infection du gland, du prépuce) Vous venez juste de recevoir de votre médecin un diagnostic de balanite… [...]
La balanite candidosique
La balanite candidosique n'est pas une infection sexuellement transmissible. La balanite candidosique est quasiment inexistante chez l'homme circoncis [...]
Les balanites du gland (candida, herpes, lichen...)
Balanites et balanoposthites La balanite est une inflammation du gland sans ulcération et/ou de la face interne du prépuce (balanoposthite). Elle peu [...]
Toutes les questions taboues sur le vagin : je crois que j'ai une mycose !
Cette infection intime est tres frequente et pourtant taboue... Avoir une mycose, ce n'est pas une partie de plaisir ! Explications sur un champign...
Nouvelle étude sur la nocivité du bisphénol a
Il perturbe la fertilité de singes dont le système reproducteur est proche de l'homme.
Mycose vaginale, points blancs, lors de rapports sexuels
tu as des points blancs et des morceaux blancs qui sortent lors de rapports sexuels ou lorsque tu mets un tampon; c'est une mycose ! Vas...
Coccidioïdomycose, fièvre de la vallée, fièvre de la vallée de san joaquin, fièvre de la vallée d...
COCCIDIOÏDOMYCOSE La coccidioïdomycose, également connu sous le nom de fièvre de la vallée ( valley fever ), fièvre de la vallée de San Joaqui...
Derniers messages
Sida : le bébé annoncé "guéri" en 2013 est testé séropositif
Aujourd'hui âgé de 4 ans, l'enfant du Mississippi a montré des signes de récidive virale. Au-delà de son cas, cette a...
Médiator : le tribunal administratif retient la responsabilité de l’etat
L'Etat jugé responsable par le tribunal administratif de Paris. Saisi par une patiente s'estimant victime du Mediator...
Données de santé : un rapport préconise d’accélérer leur ouverture
Six mois de travail pour la Commission " Open- Data en Santé" A la suite d'une demande formulée par " Transparence Sa...
Pour rester en forme, ne restez pas inactif plus de deux heures d'affilée
Selon l'étude, passer six heures assis est aussi nocif à la condition cardiorespiratoire qu'une heure d'exercice lui ...
Dormir en dents de scie aussi nocif qu'être privé de sommeil
D'après son auteur, le Dr Avi Sadeh, directeur d'une clinique du sommeil à l'université de Tel Aviv, plusieurs travau...
Cancer de la vessie invasif : enfin une thérapie ciblée ?
Un cancer redoutable qui touche principalement les hommes. Le cancer de la vessie est le 5ème cancer en France en ter...
Un projet de pancréas bio-artificiel éclaircit l’horizon des diabétiques
Grâce à ce dispositif, les patients ne seraient plus obligés de s'injecter de l'insuline : l'hormone serait fabriquée...
La taille des bébés directement liée à la santé de la mère
La taille de bébé essentiellement liée à la santé de la mère. Cela signifie que les disparités mondiales en termes de...