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ZOONOSE

Une zoonose (du grec zôon, « animal » et nosos, « maladie ») est une infection ou infestation naturellement transmissible de l'animal à l'homme et vice versa. Elle est causée par divers agents biologiques (virus, bactéries, champignons, prions...).

Le terme de zoonose regroupe en fait 2 modalités différentes de transmission :
une zooanthroponose qui est une maladie transmise de l' homme à l'animal;
une anthropozoonose qui est une maladie transmise de l'animal à l' homme.

Ces maladies font partie du risque animal global, et toute personne peut les développer, souvent même sans contact avec les animaux.

Par ailleurs, certaines zoonoses sont des maladies professionnelles (qui touchent par exemple les éboueurs, taxidermistes, agriculteurs, éleveurs, vétérinaires, forestiers, ...).

Zoonoses « émergentes » ?

Beaucoup des maladies émergentes sont des zoonoses. L'OMS, la FAO et l' OIE ainsi que de nombreux éco-épidémiologistes pensent que la circulation des humains et des animaux (d'élevage, domestiques) joue probablement un rôle majeur dans la diffusion et l'extension mondiale de nombreux pathogènes

Au début des années 2000, une nouvelle maladie émergente est découverte tous les 14 à 16 mois (contre une tous les 10 à 15 ans dans les années 1970). Cette augmentation s'explique par une veille épidémiologique plus intense, mais aussi par une aggravation des conditions favorisant ces émergences.
Les agents pathogènes non-conspécifiques, dits « pathogènes multi-hôtes non-humains », c'est-à-dire capables d'infecter un grand nombre d'espèces, sont ceux qui ont le plus de chance de conduire à une maladie émergente.
Ceux qui semblent le plus dangereux pour l'homme sont ceux qui peuvent infecter plusieurs espèces dont les ongulés, carnivores (chien et/ou chat en particulier), rongeurs et (pour les virus) chiroptères.

Certaines tiques sont pour cette raison des espèces vectrices « à haut risque », en particulier Ixodes ricinus dont les larves et nymphes peuvent piquer environ 300 espèces de vertébrés (à sang chaud ou froid). Parmi ces centaines d'hôtes, seuls quelques-uns sont infectés par les borrélies (agents de la maladie de Lyme) et parmi ces espèces seules quelques-unes jouent un rôle majeur en tant qu espèces-réservoirs .
A titre d'exemple, en Auvergne, Chloé Boyard de l'INRA a montré que les micromammifères joueraient un rôle important dans la dynamique de la tique Ixodes ricinus en prés pâturés et dans les bois des alentours de Combrailles (Puy-de-Dôme). Une autre étude de l'INRA a montré que sur sept espèces de micromammifères forestiers et périforestiers capturés dans des paysages forestiers, bocagers et de prés ou prairies, le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) était et de loin le principal vecteur de tiques, elles-mêmes vectrices de la maladie de Lyme, probablement en raison de son comportement et peut-être d'une susceptibilité particulière aux borrélies.

Connaissance encore partielle

La connaissance des zoonoses est encore très lacunaire.

Par exemple, 1400 virus pathogènese sont répertoriés chez l'homme, et 1000 chez les espèces domestiques, mais il en existe probablement bien plus dans la faune sauvage, et certains d'entre eux (grippe par exemple) présentent de nombreux variants et créent constamment et naturellement des souches mutantes. Certains agents mutagènes pourraient aussi faciliter l'apparition de certaines mutations et renforcer le risque nosocomial.
Une récente étude sur les virus de la faune sauvage africaine a identifiée plus de 39 nouveaux virus chez des animaux domestiques, dont 11 chez des oiseaux. Il en existe sans doute bien plus dans la faune sauvage.

Des problèmes sont posés par le manque de naturalistes systématiciens ; Par exemple, les tiques sont réputées être le principal vecteur d'une trentaine de maladies, souvent graves, mais l'enquête de Cuisance et Rioux (2004) a montré qu'il n'existait en 2003 plus que deux spécialistes en systématique des tiques en France (parti à la retraite depuis), mais dans le même temps de nouvelles méthodes (biologie moléculaire, système d'information géographique... surtout) facilitent les études, pour certains groupes et facteus biologiques, et pour les acteurs qui ont les moyens financiers, techniques et scientifiques d'y accéder.

Zoonoses et espèces (« vectrices » ou « réservoirs ») introduites

Nombre de zoonoses peuvent voir leur aire d'endémie s'élargir par les introductions d'espèces, volontaires ou involontaires.

Par exemple, le tamia de Sibérie (Tamias sibiricus) récemmment introduit en France dans plusieurs forêts suburbaines étant souvent trouvé porteur de nombreuses tiques, il a été étudiés de ce point de vue en 2007. L'étude a confirmé que ces tamias portent en moyenne beaucoup plus de tiques que les autres espèces, et notamment plus de larves et de nympes que le campagnol roussâtre ( Myodes glareolus) ou le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) qui sont les deux autres espèces-réservoir connues et qui - de par leur mode de vie - sont pourtant théoriquement plus exposés aux tiques que les écureuils tamias. Ces tamias étaient en outre beaucoup plus souvent infectés par des borrélies ; 61 % des tamias étudiés en 2007 étaient infectés et jusqu'à 80 % au mois de juin ! contre quelques pourcent des autres espèces. L'étude doit se poursuivre avec un projet multidisciplinaire (écoépidémiologie), avec étude de la variabilitié des borréliequ'ils portent et véhicule.

Exemples de zoonoses

Zoonoses bactériennes

la brucellose (infection à Brucella spp. maladie du bétail, principalement les bovins et les ovins)
la campylobactériose (ou vibriose) à Campylobacter fetus et à Campylobacter jejuni
l'infection à à l'origine chez l'homme de diarrhée hémorragique et de syndrome hémolytique et urémique (SHU) grave (en particulier pour les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées)
la tularémie, infection à Francisella tularensis, maladie du lièvre et des rongeurs sauvages, à l'origine chez l'homme d'ulcérations, d'adénopathies, et des cas de pneumonie.
le charbon bactérien ou fièvre charbonneuse à Bacillus anthracis
la peste (infection à Yersinia pestis, dont le vecteur est la puce du rat) et le réservoir les rongeurs sauvages.
la leptospirose (infection par différents sérovars de Leptospira interrogans sensu lato, transmise du rat, rongeur, ou autre mammifère (chien exceptionnellement) à l'homme via l'environnement souillé par de l'urine contaminée et à l'origine chez l'homme de symptômes pseudo-grippaux pouvant rapidement évoluer en septicémie avec atteintes viscérales. C'est une maladie professionnelle.
le typhus (infection à Rickettsia, bactérie dont le réservoir est le rat et le vecteur une puce)
la pasteurellose (infections à Pasteurella, P. multocida, P. canis et P. dagmatis ), inoculée lors de morsures par des animaux, plus particulièrement les animaux de compagnie comme le chien et le chat.
la fièvre Q (infection à Coxiella burnetii ) dont le réservoir est constitué d'arthropodes, de rongeurs sauvages, et d'animaux domestiques (petits ruminants) et principalement chez l'homme à l'origine de syndrome pseudo-grippaux et de troubles gastro-intestinaux (gastrite)
la listériose (infection à Listeria monocytogenes) dont le réservoir est constitué par l'homme, les produits d'origine animale (lait et produits laitiers surtout), sol, eau, végétaux, ensilages pour ruminants, et principalement à l'origine chez l'homme de syndromes fébriles pseudo-grippaux, avortements et méningo-encéphalites.
le rouget (infection à Erysipelothrix rhusiopathiae ), maladie des suidés domestiques et/ou sauvages, à l'origine chez l'homme de troubles graves. C'est une maladie professionnelle.
la Maladie de Lyme (borréliose de Lyme, due à Borrelia burgdorferi ), transmise par la morsure de tiques infectées, dont le réservoir principal sont les cervidés et les rongeurs sauvages, et à l'origine ches l'homme d'érythèmes chroniques migrants, de polyarthrites et de neuropathies graves.
la shigellose (due à différentes bactéries du genre Shigella ), maladie des suidés et des nombreuses autres espèces animales (singes notamment) et à l'origine chez l'homme de diarrhées marquées avec déshydratation importante.
le sodoku (infection du rat due à Spirillum morsus suis ou Spirillum minus ), transmise principalement par morsure, griffure ou au travers d'une peau lésée, et à l'origine chez l'homme d'adénopathie satellite (inflammation des nœuds lymphatiques drainant le site d'inoculation, d'épisodes fébriles récidivants et d'érythème (membres, tronc et/ou face). C'est une affection plus fréquente au Japon d'où son nom (So = rat et Doku= poison).
la Fièvre de Haverhill (maladie des rongeurs due à Streptobacillus moniliformis ) et à l'origine chez l'homme d'un syndrome pseudo-grippal.
la maladie des griffes du chat (ou lympho-réticulose bénigne d’inoculation) due à bartonella henselae), infection inapparente du chat (en particulier du chaton et du chat de moins d'un an d'âge) transmise par la puce du chat (Ctenocephalides felis)à l'origine chez l'homme de bactériémies fébriles récurrentes ou persistantes (sujets immunodéprimés et enfants), d'endocardites, et d'angiomatoses bacillaires.
la pseudotuberculose (ou infection par le bacille de de Malassez et Vignal), due à Yersinia pseudotuberculosis
l'infection par Yersinia enterocolitica
les rickettsioses
les salmonelloses
les staphylococcies
le tétanos ( Clostridium tetani)
la tuberculose ( Mycobacterium bovis, M. tuberculosis et M. avium )
la mélioïdose ( Burkholderia pseudomallei )
la morve ( Burkholderia mallei )

à compléter

Zoonoses virales

la rage (infection par le virus rabique), maladie à l'issue toujours fatale une fois les symptômes déclarés, qui peut être transmise par les renards, les chiens, les chauves-souris ainsi que par les chiens viverrins dans certain pays de l'Est de l'Europe
les encéphalites à tiques
les arboviroses (pour ARthropods BOrne VIR 'osis = viroses transportées par les arthropodes ), maladies transmises par des vecteurs (moustiques, punaises...)
bunyaviridae dont hantavirus : fièvre hémorragique virale transmises par les rongeurs
arenaviridae
fièvre jaune
dengue
certains retrovirus

Zoonoses parasitaires

la toxoplasmose à Toxoplasma gondii
la taeniasis à Taenia saginata et à Taenia solium
l'hydatidose à Echinococcus granulosus
l'échinococcose alvéolaire à Echinococcus multilocularis
l'hymenolopidose à Hymenolepis nana
la dipylidiose à Dipylidium caninum
la bothriocéphalose à Diphyllobothrium latum
la distomatose à grande douve du foie (fasciolose), à Fasciola hepatica
la clonorchose à Clonorchis sinensis (douve de Chine)
l' opisthorchiose à Opisthorchis felineus (douve des chats)
la paragonimose (distomatose pulmonaire) à Paragonimus westermani, Paragonimus ringeri, Paragonimus kelicotti ou à Paragonimus africanus
l'anisakidose à Anisakis spp
la toxocarose à Toxocara canis (Larva migrans viscerale)
la trichinellose à Trichinella spiralis
l'ankylostomose à Ancylostoma spp
la giardiose à Giardia intestinalis (= G. duodenalis, G. lamblia )
la leishmaniose à Leishmania spp
les trypanosomoses :
Maladie du sommeil à Trypanosoma brucei gabiemse et Trypanosoma brucei rhodesiense
Maladie de Chagas à Trypanosoma cruzi )
la Balantidose à Balantidium coli
les sarcocystoses à Sarcocystis bovi-hominis et Sarcocystis sui-hominis
le paludisme à Plasmodium malariae, Plasmodium vivax, Plasmodium ovale et Plasmodium falciparum
les dermatophytoses (teignes) ( Microsporum canis, transmis le plus souvent par le chat, ou par le chien, Trichophyton mentagrophytes transmis par le cheval ou par les rongeurs, Trichophyton verrucosum transmis par les bovidés).
Parmi les spécialistes mondiaux des zoonoses parasitaires, citons Jacques Euzéby, professeur à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon.

Zoonoses dues à des agents transmissibles non conventionels

On connait trois formes de maladies à prion
l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB, appartenant au groupe des (encéphalopathies spongiformes subaiguës transmissibles) à l'origine chez l'homme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob nouvelle variante et son équivalent ovin.
La Chronic wasting desease ou CWD qui touche les cervidés sauvages ou semi-domestiques en Amérique du Nord

Réactions

L'OMS, L'OIE et la FAO travaillent de plus en plus de concert pour identifier les facteurs de risques et de maîtrise du risque, avec une plus grande pluridisciplinarité (Diverses études laissent penser que l'écoépidémiologie peut apporter une contribution importante à la connaissance des zoonoses et du risque épidémique ou pandémique lié).

Liens externes

Dossier Zoonoses en milieu professionnel de l' INRS (2009)
Section Infections transmises de l'animal à l'enfant , 6 èmes Journées Nationales d'Infectiologie (France, 2005)
H. Krauss, A. Weber, M. Appel, B. Enders, A. v. Graevenitz, H. D. Isenberg, H. G. Schiefer, W. Slenczka, H. Zahner: Zoonoses. Infectious Diseases Transmissible from Animals to Humans. 3rd Edition, 456 pages. ASM Press. American Society for Microbiology, Washington DC., USA. 2003. ISBN 1-55581-236-8
http://www.medical-microbiology.de/Dateien/zoo_eng.html
Dossier Les zoonoses : Recherches à l'Inra (juin 2005)

Notes et références



PARASITISME

Le parasitisme (du grec παρά / para, « à côté » et σῖτος sitos, « blé, pain ») est une relation biologique symbiotique dont un des protagonistes (le parasite) tire profit (en se nourrissant, en s'abritant ou en se reproduisant) aux dépens d'un ou plusieurs spécimens d'une espèce tiers. Les parasités sont appelés hôtes . Les organismes qui ne sont pas parasites sont qualifiés de « libres ».
Varroa parasitant une abeille
Femelle de Catolaccus grandi, une des très nombreuses espèces de petites guêpes (parasitoïdes de la famille des Pteromalidae, souvent spécialisées dans le parasitage d'une seule autre espèce d'insectes)

On trouve des parasites dans l'ensemble du monde vivant, à l'exception notable des Echinodermes . Certains groupes sont composés quasi exclusivement de parasites (exemples : les plathelminthes monogènes), bien que la plupart comportent à la fois des espèces parasites et libres (exemple : les nématodes). Les vertébrés comportent très peu d'espèces parasites, uniquement parmi les poissons : les lamproies rongent la peau de poissons pélagiques, les poissons-vampires (ou candirús) sucent le sang de gros siluridés amazoniens, certains poissons-perles (ou aurins) parasitent des holothuries. Il existe enfin un parasitisme intra-spécifique chez les baudroies abyssales (cératidés) : les mâles, minuscules, se fixent à la femelle, aux dépens de laquelle ils passent toute leur vie !

Les parasites sont parfois eux-mêmes victimes d'autres parasites, qui sont alors dits hyperparasites .

On appelle « parasitoïdes » les organismes qui, au cours de leur développement, tuent systématiquement leur hôte, ce qui les fait sortir du cadre du parasitisme au sens strict.

Vers une définition plus nuancée

Jusqu'au milieu du XX, en théorie, une espèce était considérée comme parasite uniquement lorsque le bénéfice de la relation était manifestement unilatéral (parasitisme destructeur, voire rapidement mortel) pour l'hôte parasité. Certains parasitismes ont ensuite été considérés comme des cas particuliers de prédation (le parasite se nourrissant aux dépens de son hôte, sans « intention » de le tuer). Puis des études plus fines, faites dans une perspective plus systémique ont montré que de nombreuses formes de parasitisme étaient également « utiles » à l'hôte et/ou à son espèce ou à la biocénose ; Par exemple, dans la nature, de nombreux parasites interviennent efficacement dans le rétrocontrôle de la démographie de populations dont les individus - sans parasitisme - pulluleraient rapidement, jusqu'à faire disparaître leurs ressources alimentaires), on parle d'interactions durables pour décrire les relations complexes qui unissent la plupart des couples hôte-parasite.

Types de parasitismes

Le parasitisme est un mode de vie, défini par l'exploitation du vivant par le vivant ( the conquest of life by life ). On considère différents types de parasitisme selon la position du parasite dans l'hôte:

Ectoparasite : le parasite est présent à l'extérieur de son hôte (parties externes comme la peau ou cavités comme les cavités buccales ou branchiales). Chez les végétaux on peut parler de parasites épiphytes.
Mésoparasite : le parasite est localisé dans une cavité de l'hôte communiquant avec l'extérieur. La limite entre endo et mésoparasites est parfois floue (comme pour le cas des cavités branchiales).
Endoparasite : le parasite est présent dans les tissus (intramusculaire par exemple), dans le système sanguin, dans le tube digestif (ténia par exemple) ou qui parasite l'intérieur d'une cellule (Certains parasites cellulaires sont spécialisés : ils ne colonisent qu'un type de cellule, éventuellement chez une seule ou quelques espèces ( Plasmodium ), d'autres sont plus ubiquistes (virus grippal H5N1 par exemple))

D'autres parasitismes existent chez les animaux par exemple le parasitisme alimentaire appelé cleptoparasitisme, ou le parasitisme de couvée chez les oiseaux. Il existe également plusieurs types de parasitisme chez les plantes.

Évolution et co-évolution

La plupart des parasites semblent jouer un rôle important dans la sélection naturelle et l'évolution. On parle même de co-évolution à leur égard, car la sélection naturelle favorise l'apparition constante de moyens de défense chez les hôtes ; Le parasite évolue pour continuer à pouvoir rencontrer son hôte et survivre sur ou dans l'hôte. Dans le même temps, lhôte évolue pour ne pas rencontrer le parasite, s'en débarrasser ou s'en défendre (y compris via le système immunitaire chez l'animal, ou la production de toxines chez la plante).
Une sorte de course aux armements défensifs / offensifs existe dans la plupart des couples hôte-parasite. Si l'hôte est véritablement gagnant, le parasite disparaît.

La plupart des parasites se sont si spécialisés au cours du temps, qu'ils ne peuvent parasiter qu'une ou quelques espèces parmi les millions qui existent. Le parasitisme est un mode de vie néanmoins très courant. Certains auteurs considèrent même qu'il est pratiqué par la majorité des espèces .

Avantages et inconvénients adaptatifs du parasitisme

Inconvénients du parasitisme :
Le parasitisme nécessite une existence cyclique (de reproduction et de développement des parasites). Il en existe deux types ;
::- cycle monoxène (ne faisant intervenir qu'un seul hôte).
::- cycle hétéroxène (qui implique le passage par un, deux ou plusieurs hôtes intermédiaires).
Le parasite est dépendant de son hôte (ou de ses hôtes), et il doit être capable de le rencontrer ;
si le parasite est trop agressif vis-à-vis de sa population hôte (par exemple s'il tue rapidement et systématiquement son hôte), il fait disparaître ses propres ressources alimentaires et de transport.
Avantages du parasitisme : '
l'hôte offre un habitat relativement stable, une nourriture et de l'énergie (et un abri contre d'éventuels prédateurs dans le cas du parasitisme interne)
l'hôte contribue involontairement à la mobilité du parasite (par ses déplacements, par sa digestion dans le cas d'un parasite interne). Il contribue aussi à la dissémination des propagules du parasite.

Différentes relations interspécifiques

Ce tableau résume les possibilités d'interactions, en termes d'effets, entre une espèce A et une espèce B.

Neutralisme : parasite et hôte sont indépendants et n'ont aucune influence l'un envers l'autre
Compétition : parasite et hôte agissent défavorablement l'un envers l'autre, il y a compétition au niveau de l'habitat, de la nourriture, ...
Mutualisme : parasite et hôte vivent en association durable sinon constante, nécessaire et bénéfique aux deux
Commensalisme : Le parasite se nourrit de matières organiques produites par l'hôte sans dommage pour ce dernier. Lorsque les matières organiques proviennent de matières en décomposition, cela est du saprophytisme
Coopération : Les deux espèces peuvent vivre indépendamment l'une de l'autre, mais tirent profit de l'association. Dans ce cas, chaque espèce est à la fois parasite et hôte
Phorésie : l'hôte transporte le parasite dans un milieu favorable au développement de ce dernier. Il s’agit d’une association libre (les sources de nourriture de l’un et l’autre partenaires étant indépendantes) et non-destructrice (le transport en question n’occasionne pas de dommages physiologiques particuliers)
Inquilinisme : le parasite trouve auprès de son hôte un habitat, un refuge et une protection sans en tirer de nourriture (parasitisme spatial et non physiologique).

Différence entre parasitisme et prédation

Les interactions liant un prédateur et sa proie, ainsi qu'un parasite et son hôte sont de même nature (+/-). La différence se situe dans la taille de l'individu tirant profit de l'interaction. Ainsi, on remarque que le parasite est plus petit que son hôte, et qu'un prédateur est généralement plus grand que sa proie. (Dans le cas d'attaque en bande (par exemple dans le cas des lions), l'addition de la taille de la totalité des prédateurs dépasse celle de la proie).
Néanmoins ce critère possède ses limites car il existe des cas où la masse comme le volume des prédateurs peuvent être inférieurs à celui de la proie notamment si l'on considère l'homme (chasse à la baleine par exemple). Il peut être complété par le devenir de l'hôte qui, dans le cas de la prédation, du moins si on en exclut l'alimentation herbivore, est systématiquement tué.

Parasitisme en médecine

Par convention, en médecine humaine et vétérinaire, on appelle parasite un métazoaire ou un protozoaire parasitant l'organisme et entraînant une parasitose (n'incluant donc ni virus ( virose ), ni bactérie ( infection bactérienne ), ni champignon ( mycose )).

Exemples : plasmodies, tænias, leishmanias, sarcoptes, Acanthobdelliformes etc. Voir parasitologie médicale.

Notes et références

Voir aussi


Parasitologie
Parasitoïde
Cleptoparasite
Commensalisme
Hôte
Infection opportuniste
Interaction biologique
Interactions durables
Parasitisme de couvée
Plante parasite
Symbiose

Bibliographie

Claude Combes, Les Associations du Vivant : l'art d'être parasite, Flammarion, 2001.

Liens externes

Biodiversité des parasites de poissons



GALE


La gale ou mal de Sainte-Marie est une affection contagieuse de la peau, déterminée par la femelle d'un acarien microscopique ( Sarcoptes scabiei ), spécifique de l'homme, qui creuse dans l'épiderme des galeries (sillons) où elle dépose ses œufs, provoquant de vives démangeaisons nocturnes. Cet acarien avait été décrit dès 1687 par Bonomo et Cestoni qui en avaient fait d'emblée le responsable des lésions de la peau. Mais cette importante découverte passa inaperçue et l'on persista jusqu'au à faire de la gale une maladie humorale. Le rôle du sarcopte sera définitivement confirmé par Renucci (1834).

Selon le type de transmission, on distingue la gale dite humaine, caractérisée par une contamination à partir d'une autre personne, de la gale non-humaine, caractérisée par une contamination à partir d'un animal (chien, chat, cheval, oiseau) ou d'un végétal (arbuste, blé).

Les acariens responsables de gales chez les animaux n'évoluent pas chez l'homme.

Ne pas confondre avec la galle, qui est une maladie des végétaux.

Il existe une maladie professionnelle appelée gale du ciment qui touche les ouvriers qui manipulent le ciment.

Le parasite


Les parasites responsables de la maladie, les sarcoptes, sont des acariens faisant moins de de longueur, qui se nourrissent en buvant le sang de la personne infectée. Le parasite atteint également différents animaux, dont le chien.

Le sarcoptes scabiei hominis est un parasite obligatoire de l'espèce humaine. Il ne survit pas plus de quelques jours hors de son hôte . Il est détruit au-delà de . La période d'incubation, silencieuse, est de deux à trois semaines (plus courte en cas de ré-infestation, car le prurit est surtout la conséquence d'un phénomène allergique).

La gale d'origine animale, bien que pouvant provoquer des lésions prurigineuses, ne peut se développer dans l'espèce humaine, à moins qu'il y ait un contact rapproché avec l'animal conduisant à des récidives.

Ce sont les femelles qui sont en cause dans les démangeaisons. Lorsqu'elles sont fécondées, elles creusent des sillons dans l'épaisseur de la peau et y déposent leurs œufs. Le cycle parasitaire dure : après la ponte, les larves éclosent en quelques jours, deviennent adultes en deux semaines et vont ensuite se multiplier à la surface de la peau. La transmission de la gale est alors possible et souvent très rapide.

La gale humaine se transmet surtout par contact physique direct, notamment lors des rapports sexuels. La maladie est très contagieuse car le parasite peut survivre environ un à deux jours en dehors de son hôte, dans les draps ou les vêtements par exemple, mais parfois plus, suivant les conditions d'humidité et de température, ou sa présence dans des squames détachées de la peau. La contagion semble être plus grande durant la saison froide.

Par sa localisation (dans les sillons), le sarcopte résiste aux mesures hygiéniques habituelles (bain, savonnage). Le parasite est immunogène : il déclenche une réaction immunologique et c'est cette dernière qui est responsable des démangeaisons (prurit) et des lésions de la peau à type d'urticaire. La ré-infestation est gênée chez un sujet immunisé mais pas complétement empêchée.

Biologie

Le cycle évolutif du sarcopte, très simple, s'effectue entièrement sur l'homme.

Une femelle fécondée pénètre dans la peau et se fore, entre couche cornée et couche muqueuse, une galerie épidermique parallèle à la surface : le « sillon », au fond duquel elle pond ses œufs. Après sa sortie de l'œuf, le sarcopte à tous les stades (de la larve hexapode à l'adulte) va passer la majeure partie de son temps sur la surface des téguments, ce qui explique l’ extrême contagiosité de la gale : le simple contact des deux peaux fait passer l'agent infectieux, quel que soit son stade, du galeux au sujet sain. Chaleur, humidité et contact prolongé facilitant ce passage, la gale est bien souvent la conséquence d'un contact vénérien. Il n'est pas rare de retrouver une éosinophilie sanguine.

Clinique

L’incubation longue, un mois, correspond à la multiplication asymptomatique des premiers parasites. Le patient est contagieux durant la période d'incubation. Quand la population de sarcoptes comporte 12 à, on entre dans la période d’état caractérisée par sa tétrade symptomatique :
prurit intense, vespéral et nocturne, exacerbé à la chaleur du lit, respectant tête et cou ;
érythème papulovésiculeux des coudes et de l'abdomen ;
vésicules perlées de la taille d'une tête d'épingle, signe le plus visible mais non pathognomonique (face latérale des doigts, bord cubital des poignets) ;
sillons pathognomoniques mais souvent difficiles à trouver : petites lignes sinueuses plus ou moins sombres, de 5 à de long, terminées par l'« éminence acarienne » et siégeant dans les espaces interdigitaux, sur les poignets et aussi autour des mamelons chez la femme, sur le fourreau de la verge chez l'homme, à la plante des pieds chez le nourrisson.

L’évolution se fait vers la généralisation et l'aggravation par des surinfections aboutissant à presque tous les aspects rencontrés en dermatologie : pyodermite, eczéma, prurigo, etc.

Les symptômes

Les démangeaisons sont les premiers signes de cette maladie parasitaire. C'est le soir au coucher, ou après un bain chaud, qu'elles sont les plus fortes. Elles peuvent être la cause d'insomnie.

Lorsque toute une famille se gratte, il faut penser à la gale avant même qu'il soit possible d'observer les sillons sous la peau. Puis les sillons apparaissent. À l'extrémité de ces tunnels, longs de quelques millimètres à deux centimètres, qui serpentent sous la peau, se forment de minuscules perles translucides, caractéristiques de la maladie. On les observe surtout entre les doigts, sur la face antérieure des poignets, aux plis des coudes, sous les aisselles, à la ceinture, sur la face interne des cuisses, sur la partie inférieure des fesses, sur les aréoles des seins chez la femme, et au niveau du gland chez l'homme. Le grattage provoque alors l'apparition des croûtes.

Chez les personnes immunodéprimées, ou chez les personnes âgées, la gale prend un aspect particulier. Les lésions sont plus étendues, recouvertes de croûtes et situées de préférence au niveau des extrémités. On lui donne alors le nom de gale norvégienne . Plus les démangeaisons sont fortes, plus le risque de grattage, donc de surinfection, est important.

Le diagnostic

Le diagnostic repose sur la mise en évidence des parasites adultes, des larves ou des œufs, recueillis au niveau des vésicules perlées ou des sillons. En l'absence de traitement, la gale humaine persiste indéfiniment et se complique d'eczéma. La gale non-humaine, caractérisée par des démangeaisons sans sillons, guérit spontanément.

Le diagnostic est surtout clinique : prurit, perles et surtout sillons. De plus le grattage détruit le sarcopte. Cependant, lors de gale surinfectée siégeant au niveau génital, on peut confondre la maladie avec une syphilis ou un chancre mou.

Il n'y a jamais de lésions de gale sarcoptique au niveau du dos et du visage, sauf en cas d'immunodépression du sujet atteint.

Le prélèvement consiste à ouvrir un sillon et à identifier la femelle. Il est cependant souvent négatif. Il se rapproche d'un prélèvement à destinée mycologique : on gratte à la curette les squames et les petites vésicules, on les dépose sur une lame en ajoutant une goutte de sérum physiologique et on observe au microscope à faible grossissement, à la recherche de sarcoptes adultes (taille 250 µm, rare) et d'œufs (plus fréquents mais moins faciles à voir).

On peut aussi faire un test à l'encre de Chine (visualisation des sillons) : on applique de l'encre sur les régions érythémateuses et/ou prurigineuses, puis on lave avec de l'alcool. Les sillons restent colorés. On peut alors utiliser la technique précédente pour l'examen direct.

La dermatoscopie (ou dermoscopie), permet de visualiser le parasite et d'affirmer rapidement le diagnostic (voir lien externe).

La recherche d'autres maladies sexuellement transmissibles doit être faite suivant les circonstances.

Le traitement

La gale humaine ne guérit pas spontanément. Il faut garder à l’esprit que la gale est souvent mal vécue et ressentie comme une maladie honteuse, il faut donc rassurer au maximum le patient pour qu’il prenne part et adhère à son traitement.

Lorsqu'un cas de gale est découvert, il faut impérativement traiter le malade et toutes les personnes vivant dans son entourage, même si elles n'ont aucun signe visible de la gale. Il est conseillé d'isoler le malade pendant 48 h après le début de traitement, en cas d'atteinte en collectivité.

Il existe plusieurs sortes de produits pour traiter la gale :
Le benzoate de benzyle. C’est le traitement de référence en France, commercialisé depuis 1936. Sa posologie assez contraignante peuvent lui faire préférer un autre traitement ou le complémenter avec le traitement oral dans certains cas. Attention à prendre des précautions telles que le bandage des mains chez les jeunes enfants et nourrissons pour éviter une ingestion, qui peut provoquer des convulsions.
Les pyréthrines. Actuellement, seul l’esdépalléthrine est disponible en France. Applicable par pulvérisation sur l’ensemble du corps (en évitant le visage et le cuir chevelu), il est contre-indiqué chez les asthmatiques et les cas de bronchiolites pour éviter de possibles bronchospasmes. En général un seul traitement suffit. Le deuxième ne doit être envisagé qu’avec une persistance du prurit après 10 jours. D’autres pays utilisent un autre dérivé sous forme de crème : la perméthrine (Canada, USA).
L’ivermectine. Médicament ingéré par voie orale, il a été testé avec succès et se révèle aussi efficace que les applications locales. Cependant de possibles effets indésirables, surtout remarquées chez les personnes âgées, sont une exacerbation du prurit, des nausées, des vertiges, une hypotension et des vertiges . Il est contre-indiqué chez les enfants de moins de 15 kg, et sa posologie est dépendante du poids. Bien que des débats subsistent pour déterminer l’efficacité exacte de ce produit, il se révèle une avancée incontestable et une alternative utile lorsqu’il est difficile d’appliquer des traitements locaux.
Le lindane. Encore utilisé, il est de moins en moins rencontré sur le marché et on lui préférera un autre des traitements cités au-dessus. Il est déconseillé en-dessous de 10 ans et chez la femme enceinte, mais un bon usage et un respect de sa posologie le rende utilisable en tant que traitement de seconde intention.
Pour la gale hyperkératosique (norvégienne) : décaper à la vaseline salicylée à 10 % et enlever les croûtes avant application d’un traitement local.

Des antibiotiques peuvent être prescrits en cas de surinfection. Lorsque le malade se gratte trop, des médicaments qui soulagent les démangeaisons peuvent être utilisés, mais risquent toutefois de masquer un éventuel échec du traitement ou une ré-infestation qui survient principalement lorsque la désinfection de l'environnement n'a pas été suffisante.

En effet, il faut effectuer le lavage à minimum de tous les vêtements (ne pas oublier gants, chaussons/chaussures, cols et poignets de blousons, etc.), linge de toilette, literies et matelas, tissus d’ameublement, fauteuils et canapés, sièges de voitures… utilisés ou portés durant les 3 ou précédent le traitement. Pour les tissus ne pouvant le supporter, leur désinfection sera réalisée avec une poudre antiparasitaire, laissée, et si possible en les isolant dans de grands sacs poubelles, qui permettront d'éviter la contagion de nouvelles cibles particulières.

Traitement provisoire et retardateur

En l'absence de diagnostic certain de la part des médecins, puisqu'une biopsie ne permet pas de trouver un sarcopte, l'infestation par la gale peut être confondue avec une mycose ou une folliculite. Le traitement est ainsi retardé et l'infestation se développe ainsi que la contamination des proches du malade.

En attendant un diagnostic plus fiable, un traitement provisoire, retardateur de l'infestation, permet alors d'une part de faire cicatriser rapidement les plaies consécutives au grattage, d'autre part de réduire la copulation des sarcoptes et donc leur reproduction : les préparations à base d'un mélange de glycérine et d'allantoïne, faciles à se procurer dans le commerce, révèlent en l'occurrence une certaine efficacité, pourvu que le malade ne soit pas atteint de porphyrie.

Bibliographie

Danièle Ghesquier-Pourcin, L'affaire de la gale. Histoire de la maladie spécifique, Hermann, 2009

Notes

Voir aussi

Liens internes

Dermatite
Ectoparasite

Liens externes


Ectoparasitoses cutanées : gale et pédiculose E. HEID (Strasbourg), A. TAIEB (Bordeaux), B. CRICKX (Paris, Bichat), P. BERBIS (Marseille)
Conduite à tenir devant un cas de gale. Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France
Recommandations concernant la gestion de la gale dans les établissements de soin et médico-sociaux



ACARIENS

Acari



ACARI

Les acariens (Acari ou Acarina) sont un taxon d' arachnides (soit un ordre avec deux super-ordre : Acariformes et Parasitiformes, soit une sous-classe).

Ils sont de taille généralement minuscule : certains sont microscopiques, ne mesurant que quelques dizaines de micromètres, les plus grands ne dépassant pas 2 cm (sauf les tiques gorgées de sang qui dans les espèces tropico-équatoriales peuvent atteindre la taille d'une belle cerise).

Le corps est particulièrement compact pour un Arthropode en raison de la fusion du prosome (l'équivalent du céphalothorax d'autres arthropodes) et de l'opisthosome (ou abdomen) en une masse unique et de la quasi-disparition des traces de segmentation.

Il en existe près de 50000 espèces répertoriées, mais la diversité réelle du groupe est probablement supérieure au million d'espèces . La variété de leurs modes de vie ( habitat, niche écologique, mode d'alimentation…) est sans égale chez les Arachnides.

Beaucoup vivent librement dans le sol ou l'eau, mais les acariens ont aussi développé une grande diversité de relations avec d'autres êtres vivants — animaux ou végétaux —, allant de la phorésie à l' endoparasitisme. Il existe en particulier un grand nombre d'espèces parasites, éventuellement pathogènes pour les plantes, les animaux ou l'homme.

Parmi les plus connus, figurent les tiques, le sarcopte responsable de la gale, le varroa parasite des abeilles, les acariens des poussières ( Dermatophagoides pteronyssinus par exemple) susceptibles de provoquer des allergies chez certaines personnes, ou encore les aoûtats.

Morphologie

En raison de la fusion des différentes régions du corps, la morphologie des acariens est unique. Les seules traces visibles de la segmentation d'origine sont les appendices, pièces buccales et pattes. Les pièces buccales, chélicères et pédipalpes, sont souvent fortement modifiées en relation avec l'alimentation correspondante. Elles constituent un ensemble qui chez les tiques prend le nom de capitulum (du latin « tête ») séparé du reste du corps par un sillon. Le reste du corps est nommé idiosome chez les tiques.

De chaque côté du corps se trouve un stigmate servant d'orifice respiratoire.

Reproduction

Les acariens sont essentiellement, sinon exclusivement ovipares. Comme chez les insectes, aux oeufs succèdent une larve, puis nymphe et enfin l'adulte. Certains auteurs nuancent chez les acariens la notion de stade et celle de stase, différenciant, au sein de la stase nymphale différents stades, chacun d'eux séparés par une mue, mais de très faible amplitude, bien différente de celle qui transforme la larve en nymphe, et celle-ci en l'adulte.

Modes de vie

Selon les espèces, l'habitat et le comportement sont extrêmement variés.

Alimentation

Les régimes alimentaires des acariens sont très variés selon les espèces ou les groupes : phytophages, prédateurs, hématophages et lymphophages, etc. La nourriture peut être pré-digérée avant l'ingestion, par inoculation de salive.
Certains acariens consomment des aliments solides (animaux et végétaux) en les déchiquetant grâce à leurs chélicères en forme de pince. Les substances solides sont ensuite digérées à l'extérieur du corps grâce à des enzymes sécrétées par les glandes salivaires. D'autres acariens sont des suceurs de sang ou de sève. L'épithélium de l'intestin moyen capte les aliments par phagocytose.

Les espèces libres

Elles peuvent être marines, dulçaquicoles, terrestres. Elles peuvent être carnivores, végétariennes ou détritivores. Certaines espèces peuvent provoquer des galles sur les végétaux. D'autres espèces vivent sur les denrées alimentaires. Tyrolichus casei est le ciron du fromage. D'autres acariens vivent dans les denrées entreposées comme le blé des silos ou la farine. Une dizaine d'espèces sont responsables d'allergies chez l'Homme ( Dermatophagoides, Acarus siro, Pidoglyphus destructor ).
Les hydracariens sont communs dans les eaux douces,
les halacariens (marins) peuvent se rencontrer jusqu'à 4000 mètres de profondeur.
les oribates sont un groupe d'acariens surtout abondant dans le sol. Ils consomment des débris végétaux qu'ils fragmentent en petits éléments et facilitent ainsi le rôle des bactéries dans la formation de l'humus.

Les espèces phorétiques

Les acariens des plumes

Les ectoparasites hématophages

Les endoparasites

Les espèces parasites

Il en existe une grande quantité et elles ne sont pas encore toutes connues.

A titre d'exemple, les sarcoptes ( Sarcoptes scabiei ) creusent des galeries dans l' épiderme des mammifères et causent la gale (y compris chez l'Homme).

Les ixodes ou tiques se fixent sur les mammifères et les oiseaux et sucent leur sang. Les tiques peuvent être des vecteurs de virus, de bactéries (spirochètes) et protozoaires pathogènes. Ixodes peut transmettre Brucella, l'agent de la brucellose. Ornithodoros moubata est une tique africaine transmettant à l'Homme Spirochaeta duttoni (agent de fièvre récurrente). En Amérique du Nord, les tiques du genre Dermacentor transmettent l'agent de la fièvre pourpre des montagnes rocheuses.

Trombicula autumnalis, ou aoûtats, parasite les animaux à sang chaud (y compris l'Homme) à l'état larvaire.

Plusieurs espèces de demodex vivent en parasite ou en symbiote (en tant que nettoyant les pores d'un excès de sebum) de mammifères, dont chez l'Homme Demodex folliculorum qui vit dans les glandes sébacées de l'Homme et Demodex brevis qui vit dans le follicule pileux humain.

Le tétranyque tisserand ( Tetranychus urticae ) vit sur les feuilles des plantes où il tisse des toiles de soie, l'acarien rouge des pomacées ( Panonychus ulmi ) est pathogène de la vigne et des arbres fruitiers. Eriophyes vitis provoque l'ériniose de la vigne (déformation des feuilles).

La famille des Podapolipidae parasite communément les bourdons

Les acarologues considèrent les acariens comme une sous-classe divisée en deux Super-ordres, tandis que les autres arachnologues leurs conservent le rang d'ordre.

Super-ordre Parasitiformes (Anactinotrichida) quatre ordres

Ordre Opilioacarida une famille
Opilioacaridae With, 1902

Ordre Holothyrida trois familles
Allothyridae van der Hammen, 1972
Holothyridae Thorell, 1882
Neothyridae Lehtinen, 1981

Ordre Ixodida trois familles
Argasidae C.L.Koch, 1844
Ixodidae C.L.Koch, 1844
Nuttalliellidae Schulze, 1935

Ordre Mesostigmata
Sous-Ordre Sejida (Sejoidea)
Sous-Ordre Trigynaspida
Cohorte Cercomegistina (Cercomegistoidea)
Cohorte Antennophorina (Antennophoroidea, Celaenopsoidea, Fedrizzioidea, Megisthanoidea, Parantennuloidea et Aenictequoidea)
Sous-Ordre Monogynaspida
Cohorte Microgyniina (Microgynioidea)
Cohorte Heatherellina (Heatherelloidea)
Cohorte Uropodina
Sous-Cohorte Uropodiae (Thinozerconoidea, Polyaspidoidea, Uropodoidea et Trachyuropodoidea)
Sous-Cohorte Diarthrophalliae (Diarthrophalloidea)
Cohorte Gamasina
Sous-Cohorte Epicriiae (Epicrioidea et Zerconoidea)
Sous-Cohorte Arctacariae (Arctacaroidea)
Sous-Cohorte Parasitiae (Parasitoidea)
Sous-Cohorte Dermanyssiae (Veigaioidea, Rhodacaroidea, Eviphidoidea, Ascoidea, Phytoseioidea et Dermanyssoidea)

Super-ordre Acariformes (Actinotrichida) deux ordres

Ordre Trombidiformes
Sous-OrdreSphaerolichida
Sous-OrdreProstigmata
Super-Cohorte Labidostommatides (Labidostommatoidea)
Super-Cohorte Eupodides (Bdelloidea, Halacaroidea, Eupodoidea, Tydeoidea et Eriophyoidea)
Super-Cohorte Anystides
Cohorte Anystina (Caeculoidea, Anystoidea et Paratydeoidea)
Cohorte Parasitengonina
Sous-Cohorte Trombidiae (Calyptostomatoidea, Erythraeoidea et Trombidioidea)
Sous-Cohorte Hydrachnidiae (Hydryphantoidea, Eylaoidea, Hydrovolzioidea, Hydrachnoidea, Lebertioidea, Hygrobatoidea et Arrenuroidea)
Super-Cohorte Eleutherengonides
Cohorte Raphignathina (Raphignathoidea, Tetranychoidea, Cheyletoidea, Pomerantzioidea et Pterygosomatoidea)
Cohorte Heterostigmatina (Tarsocheyloidea, Heterocheyloidea, Dolichocyboidea, Trochometridioidea, Scutacaroidea, Pygmephoroidea, Pyemotoidea et Tarsonemoidea)

Ordre Sarcoptiformes
Sous-Ordre Endeostigmata
Cohorte Bimichaeliina (Bimichaeloidea)
Cohorte Nematalycina (Nematalycoidea)
Cohorte Terpnacarina (Oehserchestoidea et Terpnacaroidea)
Cohorte Alicorhagiina (Alicrhagioidea)
Sous-Ordre Oribatida
Super-Cohorte Palaeosomatides (Archeonothroidea, Palaeacaroidea et Ctenacaroidea)
Super-Cohorte Enarthronotides (Hypochthonioidea, Prothoplophoroidea, Brachychthonoidea et Atopochthonioidea)
Super-Cohorte Parhyposomatides (Parhypochthonioidea)
Super-Cohorte Mixonomatides (Phthiracaroidea, Euphthiracaroidea, Lohmannioidea et Eulohmannioidea)
Super-Cohorte Desmonomatides
Cohorte Nothrina (Crotonioidea, Malaconothroidea, Nanhermannioidea et Hermannioidea)
Cohorte Brachypylina
Cohorte Astigmatina

Classification phylogénétique

Quelques familles

Acaridae, Analgidae, Anystidae, Argasidae, Ascouracaridae, Atopomelidae, Bdellidae, Carpoglyphidae, Cheyletidae, Demodicidae, Dermanyssidae, Dermationidae, Epidermoptidae, Eriophyidae, Glycyphagidae, Halarachnidae, Ixodidae, Knemidokoptidae, Kytoditidae, Laelapidae, Laminosioptidae, Leeuwenhoekiidae, Listrophoridae, Macrochelidae, Macronyssidae, Microdispidae, Penthaleidae, Phytoptidae, Phytoseiidae, Psorergatidae, Psoroptidae, Pyemotidae, Pyroglyphidae, Rhinonyssidae, Rhynchaphytoptidae, Sarcoptidae, Sitercoptidae, Tarsonemidae, Tenuipalpidae, Tetranychidae, Trombiculidae.

Méthode de contrôle des populations

Lutte chimique
Les acaricides
Lutte biologique
Les prédateurs naturels
Lutte alternative

Des tests réalisés en laboratoire ont démontré que 20 g de bicarbonate de sodium (appelé aussi bicarbonate de soude) par m2, répartis en poudre fine de façon homogène sur une moquette, un tapis, ou un matelas, permettent de bloquer le développement des allergènes d'acariens domestiques (Dermatophagoïdes pteronyssinus et D. farinae), responsables des allergies respiratoires les plus sévères .

Références

Voir aussi

Liens internes


Araignée rouge
Aoûtat
Tique
Liste des principaux allergènes
Acaricide

Liens externes

Classification de Hallan
Acari.be, site d'information générale
Fiche pratique sur les acariens par rapport aux allergies
Étude biologique intéressante sur les acariens au quotidien



DEMODEX


Demodex est un genre qui regroupe des acariens minuscules, très commun sur la peau de tous les mammifères, dont il est encore difficile de dire s’ils sont des Parasites ou des symbiotes (en tant que contribuant à nettoyer la peau, notamment du sébum).
Ils vivent dans ou à proximité des follicules pileux des mammifères.
Dans certaines conditions, ils peuvent pulluler, sans symptômes, dans d’autres conditions ils semblent pouvoir jouer un rôle dans certaines pathologies dermatologiques.

On en a identifié 65 espèces dont deux vivent sur l’homme ( Demodex folliculorum et Demodex brevis, souvent dénommé eyelash mites (ou « cils acariens ») par les anglo-saxons, en raison de leur forme effilée, mais leur nombre est sans doute sous-estimé car on les connaît mal et ils comptent parmi les plus petits des arthropodes connus.

Demodex canis qui vit sur le chien domestiqué est également très courant.

On peut les observer au microscope dans des échantillons de cils, cheveux ou poils de chiens arrachés.

Espèces de demodex

Dans ce genre, ont déjà été identifiés :
Demodex brevis
Demodex bovis
Demodex canis
Demodex caprae
Demodex cati
Demodex équitable
Demodex folliculorum
Demodex ovis
Demodex phyloides

Demodex folliculorum et Demodex brevis

Demodex folliculorum et Demodex brevis sont des espèces peu connues du public, bien que décrite dès 1842 par Simon pour Demodex folliculorum.

Ils sont naturellement présents sur ou dans la peau des êtres humains, essentiellement sur le visage, près du nez, des cils et des sourcils, mais ils peuvent - plus rarement - coloniser d’autres parties du corps.

La peau humaine semble les tolérer alors qu’il est extrêmement rare de voir un homme infecté par un démodex vivant sur une autre espèce, y compris par le demodex du chien ( Demodex canis ) qui est pourtant souvent très proche de l’homme. Ce cas se produit cependant parfois.

Demodex brevis n’a été identifié comme une espèce différente de D. folliculorum qu’en 1963 par Akbulatova après qu’il constata que le second ( D. folliculorum ) ne vivait que dans les follicules pileux, alors que le premier ( D. brevis ) ne vivait que dans les glandes sébacées connectées à des follicules pileux.

Description

Les demodex adultes ne mesurent que de 0,3 mm et 0,4 mm de long, D. brevis étant légèrement plus court que D. folliculorum .

Leur organisme, adapté à leur habitat est très différent de ceux des autres acariens vivant sur la peau : leur corps composé de deux segments fusionnés, est allongé, en forme de cil et il est presque translucide. Huit pattes presque relictuelles, très courtes garnissent le premier segment. Le corps est couvert d'écailles permettant un bon ancrage dans le follicule pileux même, la bouche a une forme lui permettant de manger du sébum ou des cellules de peau qui s’accumulent dans les follicules pileux.

Les demodex peuvent quitter leur follicules pileux et évoluer sur la peau, généralement la nuit où ils semblent fuir la lumière, à une vitesse d'environ 8-16 cm/heure .

Alimentation

Ces acariens ont un système digestif inhabituellement efficace, qui leur permet de ne pas rejeter de déchets autres que gazeux (ils ne disposent pas d’anus).

Dimorphisme sexuel

Les femelles du Demodex folliculorum sont un peu plus courte et plus ronde que les mâles

cycle de vie


En climat tempéré, il se déroule sur quelques semaines.

Reproduction : Le mâle et la femelle Demodex ont une ouverture génitale permettant une fécondation interne .

L'accouplement a lieu à l’entrée d’un follicule. Les œufs sont pondus dans la follicules pileux ou dans les glandes sébacées. Les pattes de la larve n’apparaissent qu’après 3-4 jours. Il leur faut environ sept jours pour se développer en adultes.

Les demodex morts se décomposent dans les follicules pileux ou les glandes sébacées. Ils sont chassés des glandes avec le sébum ou disparaissent avec la chute des poils.

Quantités

Soit pour des raisons immunitaires, soit en raison de taux différents de production de sébum, les enfants portent peu de demodex, et on en porte de plus en plus avec l’âge (96 à 98% des personnes âgées ont une peau abondamment colonisée par les démodex).

Colonisation

Le nouveau né n’en porte pas. La colonisation semble se faire au fur et à mesure de la vie, au gré des contacts entre personnes et entre parents-enfants (contacts entre cheveux, cils, sourcils, glandes sébacées du nez.
Curieusement, différentes espèces d'animaux portent différentes espèces de demodex et il ne semble pas y avoir (ou très rarement) de contagion interspécifique (entre deux espèces différentes).

La colonisation semble contrôlée par le système immunitaire : Dans la grande majorité des cas, ces acariens passent tout à fait inaperçu toute la vie des individus, sans symptômes négatifs, mais il arrive dans certains cas (généralement liée à une inhibition du système immunitaire, causé par un stress important, une maladie) que les demodex ou d’autres acariens connaissent une explosion démographique spectaculaire, qui se traduit alors par une pathologie dite démodécie ( demodicosis pour les anglophones), induisant des démangeaisons, une inflammation et/ou d'autres troubles cutanés (ex Blépharite ; inflammation des paupières).

De forts indices laissent penser que certaines maladies de la peau (Rosacée (pathologie)) puissent être induites par une bactérie Bacillus oleronius qu’on a trouvée dans les demodex .
Certaines personnes pensent qu'il pourrait exister aussi un lien entre certaines formes d’acné et les démodex, mais ceci n’a pas à ce jour été confirmé, et de nombreux travaux expérimentaux montrent que l’acné peut être attribué à une forte sensibilité à Propionibacterium acnes  
date=juin 2008.

Demodex canis

Le demodex du chien est courant dans notre environnement, mais il est repoussé par le système immunitaire de tous les êtres humains en bonne santé, alors que celui du chien le tolère et le contrôle. Dans certains cas, comme chez l’homme le chien peut connaître une déplétion immunitaire qui peut se traduire par une pullulation anormale de demodex chez le chien, qui cause un prurit important chez le chien et peut conduire à sa mort. Il existe un médicament externe antiacarien (un acaricide nommé Amitraz).

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Acarien
interaction durable
Rosacée (pathologie)
Orgelet
Blépharite

Liens externes

Demodex, « un habitant du follicule pileux humain, et un acarien avec lequel nous vivons en harmonie », par M. Halit Umar, Mai l'édition 2000 de Micscape Magazine, comprend plusieurs photographies au microscope
Description et photos
Demodicosis, article de Manolette R Roque, MD
Acariens qui pourraient être source de problèmes, USA Today (Magazine), Février 2004
par TJ Dunn, Jr. DVM
images haute-résolution de Demodex folliculorum .




 
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