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PÉRINÉE


Le périnée est l'ensemble des parties molles fermant le détroit inférieur du pelvis. Il est constitué de fascias (moyen, superficiel, profonds), de nombreux muscles (obturateur interne, élévateur de l'anus, muscle transverse), et est traversé par l'anus et les organes uro-génitaux.

Physiologie

Pathologie

Après l'accouchement, certaines femmes ont un relâchement du périnée. Elles doivent ré-acquérir son élasticité.

Distance ano-génitale

La distance ano-génitale est une mesure utilisée pour traduire le taux de certaines hormones auquel l'individu a été exposé in utero ou peut-être dans la prime enfance. D'abord développée et utilisée par les biologistes utilisant l'animal de laboratoire (ou sauvage) comme modèle animal, elle est depuis peu utilisée chez l'homme dans le cadre d'études sur les perturbateurs endocriniens. Il est basé sur le fait que cette distance augmente chez le garçon lorsque in utero le testicule embryonnaire commence à produire de la testostérone. Du développement fœtal à la puberté, cette distance est contrôlée par les hormones.
On a montré qu'une distance ano-génitale plus petite était un signe de féminisation des rongeurs mâles, un indicateur qui traduit en fait une moindre exposition fœtale des cellules à la testostérone et qui s'accompagne souvent d'anomalies du développement des organes génitaux mâles (micropénis en particulier).
Chez l'homme la distance ano-génitale semble également corrélable avec un risque augmenté d'anomalies qui évoquent également une féminisation (qu'on suppose généralement due à des perturbateurs endocriniens lors de la vie fœtale, au moment de la formation des testicules).

Liens internes

Épisiotomie
Indice de Manning

Perinee



ANUS


Anatomie de l'anus (sphincter interne et externe) et du rectum.
du rectum et de l’anus.

L'anus est l'orifice par lequel le rectum, la partie terminale du gros intestin (le côlon), abouche à l'extérieur du corps. L'anus est doté de sphincters lui permettant, en temps normal, de rester fermé et de garder les matières fécales à l'intérieur du rectum. Il s'ouvre lors de la défécation.

Pathologies de l'anus

Hémorroïdes


Plus exactement appelée inflammation hémorroïdaire et touchant le système veineux et artériel de la sphère ano-rectale, cette pathologie des hémorroïdes atteint au moins quarante pour cent des adultes .

Les symptômes peuvent être des rectorragies de sang rouge vif (non digéré) après la selle (ou plus exactement hématochézies tant qu’on ne connait pas le lieu exact de saignement), un prolapsus (appelé aussi procidence) souvent désagréable (pouvant aussi gêner les mixions de la vessie, ou chez l’homme provoquer des douleurs ou inflammations de la prostate, ou chez la femme affecter aussi la voie génitale par compression, ou encore déplacer les parois anales internes vers l’extérieur en exposant les zones inflammées), une pesanteur rectale, des douleurs, des suintements.

Incontinence fécale


L'incontinence fécale est une maladie, touchant le plus souvent les personnes agées, qui se caractérise par une fuite des selles impromptue, par suite de la perte du tonus musculaire des sphincters anaux.

Abcès anal

L’abcès anal (aussi appelé abcès ano-rectal car les causes en sont souvent similaires dans toute la région anale et rectale, la différence étant la localisation) est une infection purulente et douloureuse de la paroi anale exodermique. Les causes d’un tel abcès peuvent être :
des parasites intestinaux (Ténia ou vers solitaire, metondoha vulgari...),
un herpès génital de type 2,
une fissure anale (ci-dessous).
Il peut aussi se développer de façon secondaire à l’apparition d’une fistule anale (ci-dessous), mais généralement sans en avoir la gravité, car l’abcès n’est généralement pas aussi douloureux. Il peut aussi en être la cause, si l’abcès n’est pas traité.

Fissure anale


La fissure anale est une dégradation de la peau autour de l'anus, suite à l'introduction d'objet contondant (coloscopie sans les mesures d'hygiène nécessaires, pratiques sexuelles risquées : fistfucking, sodomie sans lubrifiant, etc.)
Dans certains cas, la fissure peut être hémorragique si elle touche le système hémorroïdaire, elle provoque ainsi de grosses douleurs.

Fistule anale

La fistule anale est l'apparition d'un conduit entre le canal anal et la peau, pouvant traverser le sphincter anal, généralement causée par une infection.

Cancer de l'anus


Le cancer de l'anus, qui ne doit pas être confondu avec le cancer du rectum, nait dans le canal anal et apparait en général chez les personnes âgées, affectant davantage les femmes que les hommes. Il affecte un de ses trois types d'épithéliums, chacun pouvant être atteint d'un type de cancer particulier. Le plus fréquent est appelé cancer épidermoïde, il peut apparaitre sous forme d'un bourgeonnement externe plus ou moins ulcéré. Certains cas ressemblent à une fissure ou encore sont confondus quelquefois avec des hémorroïdes.

Utilisation comme voie d'entrée médicale

L'anus est une voie d'accès privilégiée vers l'organisme (au même titre que la bouche). Il est donc utilisé pour introduire certains médicaments (comme les suppositoires) ou encore prendre la température corporelle (bien que cette pratique, plus usitée en France que dans d'autres pays, tende à disparaître). Les lavements sont des médicaments introduits par l'anus.

La voie anale est aussi privilégiée, la plus simple et ayant le moins d’effets secondaires (par rapport aux techniques intrusives chirurgicales), pour le diagnostic des affections de la prostate chez l’homme afin d’atteindre le rectum contre lequel elle se situe (technique communément appelée toucher rectal). La technique permet aussi d’évaluer le tonus musculaire des sphincters anaux pour le diagnostic des fuites anales chez les personnes âgées.

Pratiques sexuelles


De par sa riche innervation, l'anus permet des pratiques sexuelles telles que la sodomie, l'anulingus ou le fisting. Ces pratiques sont perçues comme agréables par les hommes qui les pratiquent en raison de la stimulation de la prostate engendrée par la procédure. Il existe aussi, pratique répandue dans le milieu extreme porn, la prolapse, qui consiste en une dilatation de l'anus jusqu'à ce que ce dernier sorte littéralement du corps, soit un déplacement du rectum et de l'anus.

La région anale est une des zones érogènes du corps. Mais l'anus n'est pas aussi spontanément érogène que les organes génitaux, et il faut parfois répéter régulièrement les stimulations pour éveiller la sensibilité érogène de la région anale. Chez un tiers des personnes qui pratiquent régulièrement les stimulations anales, ces stimulations peuvent déclencher l'orgasme .

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

Articles connexes

Stomie (anus artificiel)
Sodomie (coït anal)
Cloaque (analogue chez les oiseaux)
Sodomie
Anulingus
Comportement érotique



CONDYLOME

Les condylomes, aussi appelés verrues génitales peuvent se présenter comme des excroissances indolores touchant la peau ou les muqueuses des régions anale et/ou génitale. Leur aspect le plus fréquent les font surnommer crêtes de coq, mais les lésions peuvent parfois être planes et même rester non visibles à l'œil nu.

Les condylomes représentent une affection de plus en plus fréquente, et se rencontrent surtout chez les jeunes . Cette maladie est causée par un virus ( papillomavirus ) dont la transmission est essentiellement sexuelle. L'humidité (piscine par exemple) semble favoriser la contagion.

Les condylomes cutanés du type crêtes de coq ne se transforment qu'exceptionnellement en cancer car les types de papillomavirus (il en existe une centaine) en cause ne sont pas oncogènes (les types 6 et 11, qui bénéficient depuis 2007 de la mise sur le marché français d'un vaccin, sont les plus fréquemment retrouvés).

Le diagnostic se fait par observation des excroissances, par test à l'acide acétique (dont l'application fait blanchir temporairement les lésions), le frottis du col ou bien par une biopsie cutanée, et depuis plus récemment par biologie moléculaire (indiquée lorsque le frottis du col utérin ne permet pas de conclure formellement sur l'existence de lésions).

Le traitement est local et peut faire appel :

à des méthodes physiques : azote liquide, laser CO 2 ou bien électrocoagulation,
à l'application de crèmes (chimiothérapie locale par podophyllotoxin, traitement immunomodulateur par imiquimod).

Une surveillance prolongée est nécessaire afin de dépister toute récidive éventuelle.

Voir aussi

Maladie sexuellement transmissible
VPH

Liens externes

article sur medsante.com
article sur cliniquelactuel.com



FISTULE

Une fistule est un abouchement anormal d'une cavité dans une autre au cours d'un processus évolutif pathologique. On la distingue des malpositions d'organes, ou des malformations anatomiques.

Elle peut être la conséquence d'une maladie, d'une complication d'une intervention (fistules digestives, fistules vésicales...) .

En recherche agronomique, c'est un orifice pratiqué sur un animal vivant pour y effectuer des prélèvements.

Utilisation dans la recherche agronomique

Les fistules sont des ouvertures artificielles bouchées par un bouchon en plastique sur des poches digestives d'un animal vivant. Concrètement, le bouchon en plastique installé sur l'animal permet d'avoir accès aux aliments ingéré par l'animal pour y étudier leur digestion.

Type de fistule

Fistule uro-digestive

Entre le côlon sigmoïde et la vessie ou entre le côlon sigmoïde et le vagin ou entre la vessie et le vagin, mettant en relation le contenu d'organes différents. La symptomatologie étant l'apparition de contenu digestif ou urinaire dans un autre organe.
Deux millions de femmes au moins en Afrique, en Asie et dans la Région arabe en sont atteintes, et 50 000 à 100 000 nouveaux cas environ se déclarent chaque année. (site de l'UNFPA)

Fistule anale

La fistule anale est l'apparition d'un conduit entre le canal anal et la peau, pouvant traverser le sphincter anal. Cette affection est généralement due à une infection locale au niveau des glandes d'Herman et Desfosses, situées au niveau du canal anal, à l'origine d'un abcès dont le contenu va progressivement s'extérioriser.
Le patient se plaint d'écoulements purulents que l'on voit sortir du conduit lors de la pression. Le traitement est chirurgical, consistant en la résection du conduit pathologique.

Le cas le plus célèbre de fistule anale est celui de Louis XIV, qui, à force de monter à cheval, a développé cette pathologie. Il a été soigné avec succès par le chirurgien Charles-François Félix (1686). Cette opération, qui a lancé le début de la chirurgie moderne, a eu un tel retentissement que la fistule anale est devenue une mode à la cour de France, les courtisans n'ayant plus honte de leur maladie... L'anecdote raconte également qu'à l'occasion de la guérison du Roi, Lully composa un hymne: le «Te Deum». Ce même hymne aurait été repris par Haendel et devenu l'hymne national français de la royauté, puis anglais God save the king ou the queen selon le sexe du souverain.

Fistule artério-veineuse

La fistule artério-veineuse est volontairement fabriquée par le chirurgien qui abouche une veine du bras dans une artère, ce qui a pour effet d'augmenter le débit à ce niveau (chute des résistances par shunt du réseau distal capillaire) et d'obtenir une dilatation veineuse importante pour permettre la pose ponctuelle de circuits de circulation extra-corporelle pour un traitement par hémodialyse. La fistule possède l'avantage sur le cathéter (posé obligatoirement sur une grosse veine centrale) de permettre la cicatrisation entre les séances - et par conséquent moins d'entrée de germes.

Certaines fistules artério-veineuse sont spontanées, pouvant entraîner des troubles circulatoires, voire une insuffisance cardiaque à haut débit.

Fistule pancréatique

La fistule pancréatique est une méthode d'étude du suc pancréatique
chez l'animal : fistules chroniques in vivo
chez l'homme : tubage duodénal

Fistule labyrinthique

Cholestéatome et labyrintite chronique

Complication de l’otite chronique à cholestéatome. La tumeur épidermique a érodé progressivement le canal semi-circulaire, dont les éléments osseux ont disparu. Symptômes : des vertiges. Une fistule labyrinthique nécessite une intervention chirurgicale d’urgence, pour éviter une infection du labyrinthe.

Voir aussi


http://www.fistules.org/fistula_brief.htm



CANAL ANAL

Le canal anal est le segment périnéal du rectum. Il est entouré par un manchon musculoaponévrotique constitué par l’aponévrose pelvienne, le muscle releveur de l’anus et le sphincter externe.

Anatomie du canal anal

Il est oblique en bas et en arrière de profil et constitue avec le segment pelvien du rectum un angle d’environ 80°, ouvert en arrière : le cap anal.

En son tiers moyen se trouve une ligne pectinée qui correspond à un changement de muqueuse. Elle est la cicatrice laissé par la membrane cloacale qui s'est ouverte au cours de 9 semaine du développement embryonnaire.
Au-delà de cette ligne en direction du rectum, la muqueuse est rose et glandulaire, elle dérive de l'endoderme. Dans cette épithélium glandulaire au niveau la ligne pectinée se trouve 6 à 10 cryptes anales, elles permettent d'accentuer l'étanchéité du canal anal.
Sous cette ligne pectinée, la muqueuse est plus violette et de type pavimenteuse. Elle dérive de l'ectoderme. Dans cet épithélium pavimenteux se trouvent des colonnes anales qui tendent les crytes. Sous ces colonnes sont situées des glandes procto-anales, elles n'ont pas de fonction chez l'homme mais elles sont souvent le point de départ d'infection du canal anal.

Le canal anal se termine au niveau de la ligne anocutanée par la peau lisse et pigmentée de la marge anale qui se poursuit par la peau du périnée pourvue de poils et de glandes.

En avant, le canal anal est en rapport avec le noyau fibreux central du périnée et les muscles qui s’en détachent.
Chez l’homme, il est proche du bulbe urétral et de l’urètre et des glandes de Cowper.
Chez la femme, il est en rapport avec la paroi postérieure du vagin.
Latéralement, le canal anal est en rapport avec les fosses ischiorectales.
En arrière, la pointe du coccyx et le raphé anococcygien séparent l’une de l’autre les deux fosses ischiorectales.

L'appareil sphinctérien

L’appareil sphinctérien est formé de deux éléments musculaires distincts : le sphincter interne et le sphincter externe.

Sphincter interne

Sous les veines hémorroïdales se trouve une fine couche de muscularis mucosae
Le sphincter interne dérive de la musculature circulaire du rectum, il est donc formé de fibres musculaires lisses sa contraction est donc inconsciente.
Son tonus permanent est responsable de l’obturation du canal anal. Il joue de ce fait un rôle important dans la continence. Son innervation dépend du système nerveux autonome.
La musculeuse longitudinale du rectum forme quant à elle le ligament de Parks.

Sphincter externe

Le sphincter externe est un muscle strié constitué de trois faisceaux, dont les fibres s’entrecroisent en avant et en arrière du canal anal.
Le sphincter externe profond est en contact avec le sphincter interne (lisse), il est relié par le muscle pubo-rectal à fasse postérieur de la symphyse pubienne, ce muscle renforce le travail du sphincter.
En superficie du sphincter interne se trouve le sphincter moyen, il est relié au raphé ano-coccygien donc au coccyx.
Viens en suis sous ces deux sphincters un muscle peaucier, le sphincter externe superficiel qui est lui relié au noyau fibreux central du périnée. Il plus grêle que les deux autres et ne permet pas la continence.

La vascularisation

La vascularisation artérielle provient de trois pédicules différents : l’artère hémorroïdale supérieure, branche de l'artère mésentérique inférieure ; l’artère hémorroïdale moyenne, branche de l’artère hypogastrique ; l’artère hémorroïdale inférieure, branche de l’artère honteuse interne, elle-même branche de division de l’artère hypogastrique.
Les veines suivent le trajet des artères homologues. Le plexus sous-muqueux interne se trouve drainé préférentiellement par les veines hémorroïdales supérieures alors que le plexus sous-cutané externe se draine plus volontiers vers les veines hémorroïdales inférieures. Les connexions existant entre ces deux plexus réalisent une anastomose porto-cave physiologique.

L'innervation



CANCER DU RECTUM


Le cancer du rectum, comme pour le cancer du colon, se développe à partir de la muqueuse du gros intestin. Sont considérées comme des cancer du rectum toute lésion située à moins de 15 cm de la marge anale ou au-dessous du corps de la 3e vertèbre sacrée. Les caractéristiques épidémiologiques du cancer du rectum sont identiques à celle du cancer du colon. Les moyens de prévention sont donc les mêmes. Les divergences dans la prise en charge proviennent exclusivement de la localisation anatomique qui entraîne des différences dans la stratégie thérapeutique et dans l'exploration.

Épidémiologie

Les cancers coliques ont une fréquence élevée en France : chaque jour, 100 personnes apprennent qu'elles ont un cancer colorectal. Plus exactement, on découvre 33 000 nouveaux cas par an, et 16 000 personnes en meurent (données Francim, 1995). Chez les non-fumeurs, ils sont la deuxième cause de mortalité par cancer. Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes (taux d'incidence de 40 et 27 pour cent mille, respectivement, données CIRC 2002). En Afrique et en Asie, il y a beaucoup moins de cancers colorectaux qu'en Europe du Nord ou aux États-Unis (jusqu'à 20 fois moins). De plus, les émigrants qui quittent un pays pauvre pour un pays où le risque est important, voient leur taux de cancer colorectal augmenter dans les 10-20 ans qui suivent leur migration. Ces faits suggèrent que le mode de vie, alimentation et efforts physiques, joue un rôle important sur le risque de cancer. Ceci conduit à penser qu'une prévention efficace est possible.

Causes ou facteurs de risques

l'âge : rares avant cinquante ans, les cancers colorectaux sont assez fréquents vers 65 ans
l'hérédité : le risque d'avoir un cancer colorectal est plus élevé si un proche a (eu) un cancer colorectal. Le risque est d'autant plus fort qu'il y a plus de gens atteints dans la famille, que ce(s) cas sont proche(s) (père, mère, frère, sœur), et que ce(s) cas sont jeunes. On a identifié des familles à très haut risque, où les gens ont une mutation spécifique qui les prédispose à ce cancer. Ces familles ne représentent cependant que 5 % des cancers colorectaux :
Polypose recto-colique familiale (en anglais FAP) où une multitude de polypes apparaissent chez TOUS les porteurs du gène Apc muté. À l'âge adulte, l'un de ces polypes dégénère forcément en cancer, sauf si on enlève le colon par une opération chirurgicale
Syndrome de Lynch, ou cancer héréditaire du côlon sans polypose (en anglais HNPCC). Moins de polypes que dans la FAP, et risque moindre de cancer, mais surveillance nécessaire par colonoscopies régulières.
les maladies inflammatoires chroniques du côlon, notamment la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse : après une vingtaine d'années, le risque d'avoir un cancer est d'environ 1/3 si tout le côlon est atteint.
le mode de vie joue aussi un rôle important. En effet, si nous ne pouvons changer notre âge ou notre hérédité, nous pouvons cesser de fumer, boire moins d'alcool, manger moins de charcuteries mais plus de légumes, et faire plus de sport.

Diagnostic

Signes fonctionnels

Un cancer colorectal ne donne pas forcément des signes. C'est pourquoi, après cinquante ans, on recommande des tests de détection:
test du sang fécal occulte tous les 3-5 ans
;Test Hemoccult
:On étale soi-même un peu de matière fécale sur un « carton » spécial, deux jours de suite. Plié, ce carton est envoyé au laboratoire pour y détecter du sang même en très petite quantité. On peut donc détecter le saignement d'un polype intestinal (pas forcément cancéreux). Si ce test est positif, on le refait, puis on doit faire une coloscopie.
Le test Hemoccult est le 1 outil de diagnostic utilisé lors des campagnes de dépistage
:Cependant, le test consistant à détecter du sang dans les selles, le patient doit s'abstenir de manger des viandes peu cuites, boudin noir et toute source extérieure de sang dans les trois jours qui précèdent le test.
coloscopie si un proche a (eu) ce cancer. Cependant, la tumeur peut saigner dans l'intestin, ou le boucher en partie (obstruction). On peut alors détecter :
du sang dans les selles (sang fécal, apparent ou occulte, en ce cas détectable par un test)
une constipation continue d'apparition récente. Parfois, une obstruction complète, ou une diarrhée persistante.
A l'extrême, une occlusion peut survenir, ou une perforation de la tumeur avec péritonite. La présence de signes digestifs apparus dans les mois précédant l'accident aigu, oriente vers l'origine néoplasique de la complication aiguë.

Les symptômes sont souvent moins spécifiques, par exemple :
une anémie qui entraîne une fatigue persistante et un teint de plus en plus pâle (dû aux hémorragies intestinales)
un amaigrissement inexpliqué
tardivement, les métastases hépatiques peuvent donner un foie très gros à la palpation

L'analyse spectrométrique (spectroscopie) d'un échantillon de selles grâce à un spectromètre à résonance magnétique. Cette technique (SRM) serait capable dans 95% des cas d'identifier à la fois la présence d'un cancer et de polypes précancéreux selon l'Institut du Biodiagnostic de Winnipeg (Centre National de Recherches Canada). Ce test est pour nous une méthode de dépistage. Seules les personnes dont les tests SRM seraient positifs devraient subir une coloscopie. Ce test préliminaire devrait être moins désagréable pour le patient et moins coûteux pour l'hôpital. Cette technique est en cours d'évaluation chez l'homme.

Examen clinique

Chez ceux qui ont un risque élevé d'avoir un cancer colorectal, en raison de leur âge, de leur famille, ou de maladie inflammatoire (voir Épidémiologie ci-dessus), on recommande un examen périodique du côlon. En effet, le cancer met des années à se développer. Si on le détecte assez tôt, on peut l'enlever à temps, ce qui annule presque complètement le risque. Voici ces examens :
Le toucher rectal : de son doigt ganté mis dans l'anus, le médecin cherche de possibles anomalies rectales. Rapide et peu coûteux, cet examen ne détecte que des anomalies aux alentours du rectum.
Le test du sang fécal occulte (voir ci-dessus)
Colonoscopie : c'est l'examen de référence. Une sonde (long flexible enrobé de plastique) est insérée par l'anus puis glissée peu à peu dans l'intestin. Il permet d'observer la muqueuse et de faire des prélèvements ; si l'on constate un polype, celui-ci est enlevé entièrement et sera analysé au laboratoire par histologie, et son exérèse diminue beaucoup le risque de cancer. La sigmoïdoscopie, un examen plus rapide et moins complet, utilise une courte sonde semi-rigide, qui permet l'exploration du rectum et du colon sigmoïde.
Radiographie après lavement au sulfate de baryum (en anglais, DCBE) : le baryum, très lourd, est opaque aux rayons X. Par contraste, on voit les contours du côlon, et on peut identifier les polypes sur les photos. Ce système, moins invasif que la colonoscopie, est aussi moins sensible. Il est très amélioré par l'utilisation d'ordinateurs puissants, qui permettent une colonoscopie virtuelle où l'ensemble du côlon s'affiche en 3D sur des écrans de haute définition, presque en temps réel. Cette technique n'est toujours pas aussi sensible que la colonoscopie (D.C. Rockey, Lancet, Déc 2004) et ne permet pas d'enlever les polypes. Si un polype est détecté, on doit faire une colonoscopie pour l'enlever.
D'autres types d'examens ne sont pas présentés ici, car ils sont peu utilisés, trop coûteux, trop nouveaux, ou pas assez spécifiques ou sensibles (CAT, PET, CEA…). Voir WikiPedia anglaise colorectal cancer

Examens complémentaires

Comme il vient d'être expliqué, quels que soient le symptôme ou l'examen ayant suggéré la présence d'un cancer colorectal, on doit le confirmer par une colonoscopie complète du gros intestin. Elle permet d'examiner complètement la muqueuse de l'anus jusqu'à la jonction iléo-colique, au niveau du cæcum et de l'appendice, et de faire des prélèvements.

Lors de la colonoscopie, le gastro-entérologue va faire des prélèvements (biopsie, polype) qui seront ensuite examinés au laboratoire d'histologie. Le tissus est inclus dans un bloc de paraffine pour en extraire des coupes fines de quelques micromètres. Après coloration, ces coupes sont examinées au microscope par un médecin spécialisé en anatomo-pathologie (ou histologie). Cet examen permet de classer le prélèvement suivant la forme de la tumeur et le type des cellules.

On trouve le plus souvent dans l'intestin des adénomes (= polypes adénomateux). Considéré comme bénin, le polype risque d'évoluer vers un cancer si on le laisse en place, s'il est gros (plus d'un centimètre de diamètre), et/ou s'il est villeux (=avec des villosités). Les petits polypes, et les polypes tubulaires, présentent moins de risques. On trouve aussi des polypes hyperplasiques, considérés comme pratiquement sans risque. Enfin on trouve dans les colons des adénocarcinomes, qui sont les véritables cancers, dont les cellules dysplasiques franchissent la lamina propria. Ce premier stade de l'invasion peut évoluer pour s'étendre à d'autres organes et conduire à l'apparition de métastases, hépatiques le plus souvent, qui provoquent la mort plus fréquemment que la tumeur initiale.

Classification du cancer du rectum

Les médecins ont mis en place des systèmes normalisés indiquant la gravité d'une tumeur. Après la classification de Duke (A, B, C et D), on est passé au système TNM (pour Tumeur, Nœud lymphatique, Metastase) et les groupes AJCC. Voir le détail de ces classifications sur la Wikipedia anglaise colorectal cancer

Classification TNM

La classification TNM, mise à jour en 2002
TNM (UICC 2002)

Tumeur
Tis : Tumeur intra-épithéliale (carcinome in situ) ou envahissant le chorion
T1 : Tumeur envahissant la sous-muqueuse,
T2 : Tumeur envahissant la musculeuse,
T3 : Tumeur envahissant la graisse péri-rectale,
T4 : Tumeur envahissant au moins un organe de voisinage;
Tx : la tumeur primitive ne peut être évaluée.
Ganglions
N0 : pas de métastase ganglionnaire
Nx : ganglions non évalués
N1 : 1 à 3 ganglions métastatiques régionaux
N2 : 4 ganglions métastatiques régionaux ou plus
Métastases
M0 : pas de métastase
M1 : métastases à distance (dont ganglions sus-claviculaires)

Stade pronostic

A partir de la classification TNM on définit quatre stades de gravité croissants.

Stade I = pT1-T2 N0 M0 = graisse péri-rectale intacte sans métastase ganglionnaire

Stade IIA = pT3 N0 M0 = graisse péri-rectale atteinte sans métastase ganglionnaire

Stade II B = pT4 N0 M0 = méso-rectum franchi et/ou envahissement d’organes voisins, sans métastase ganglionnaire

Stade IIIA = pT1-T2, N1 M0

Stade IIIB = pT3-T4, N1 M0

Stade IIIC = tous T, N2 M0

Stade IV = tous T, tous N, M1= métastases à distance

Traitement

Chirurgie

La chirurgie joue un rôle primordial dans la prise en charge du cancer du rectum. Il est clairement démontré que la qualité du geste chirurgical dépend de l'expérience du chirurgien. Plus celui-ci opère de cancers du rectum, moins le risque de rechute est élevé.

La nature du geste chirurgical dépend de la taille de la tumeur de sa localisation et de l'état général du patient.
La chirurgie du rectum peut être grevée d'une morbidité importante (fistules, occlusions, lâchage de sutures). De plus le risque de stomie définitive (anus artificiel) est important pour les tumeurs volumineuses ou situées près de la marge anale, le patient doit en être informé.

Pour les toutes petites tumeurs il est possible d'effectuer une résection tumorale par voie anale.
Pour les tumeurs plus volumineuses, si la taille de la tumeur et sa localisation le permettent, le geste chirurgical effectué est une résection du rectum avec ablation du mésorectum. Le mésorectum est un tissu graisseux qui entoure le rectum, entouré par une aponévrose, le fascia recti . Il est très clairement prouvé que l'ablation complète du mésorectum, avec un fascia recti non rompu diminue le risque de rechute locale.

Lorsqu'il n'est pas possible de préserver le sphincter anal, le geste chirurgical comprend l'amputation abdomino-périnéale et la pose d'une stomie définitive.

Radiothérapie

La raditothérapie est recommandée en préopératoire chez tous les stades II et III car elle diminue le risque de récidive locorégionale

Chimiothérapie

Soins de support

Stratégie thérapeutique

Stade localisé au rectum

Stade étdendu localement

Stade métastatique

Le traitement du cancer du rectum métastatique est semblable à celui du cancer colique métastatique. La seule différence porte sur le traitement de la tumeur locale.

Du fait de sa localisation le cancer du rectum peut entraîner des complications sévères et très inconfortables. Si la tumeur primitive reste en place, elle peut envahir l'ensemble du bassin, entrainer une occlusion digestive, un envahissement de la vessie ou du vagin, avec comme conséquence des fistules recto-vaginales ou recto-vésicales très gênantes. Elle peut surtout entraîner des douleurs intenses liées à l'atteinte des réseaux nerveux (plexus sacré, racines nerveuses du bassin). Du fait de ces complications, il est souvent proposé lorsque la maladie métastatique peut être contrôlée pendant une durée suffisante, un traitement de la tumeur locale par chirurgie et/ou radiothérapie afin de réduire le risque d'évolution locale.

Liens externes

Cancer Colorectal, Parlons-En!, le blog d'information sur le cancer colorectal de la fondation ARCAD (Aide et Recherche en Cancérologie Digestive).

Information sur le traitement du cancer du rectum, Site d'information sur les différents traitements, en partenariat avec la Fédération Hospitalière de France et la Ligue nationale contre le cancer .

rectum
rectum



CANCER DE L'ANUS

Le cancer de l'anus est un cancer né dans le canal anal. Il ne doit pas être confondu avec le cancer du rectum.

L'anus est constitué de trois types d'épithéliums, chacun pouvant être atteint d'un type de cancer particulier. Le plus fréquent est appelé cancer épidermoïde . Ce cancer peut apparaitre sous fourme d'un bourgeonnement externe plus ou moins ulcéré. Certains cas ressemblent à une fissure ou encore sont confondu quelquefois avec des hémorroïdes.
Il représente 3% des tumeurs malignes de l'anus et du rectum. Ce cancer est plus fréquent chez les femmes que chez les hommes et apparaît en général après 60 ans. Chez les hommes, la fréquence semble plus élevée pour les homosexuels .

Diagnostic

Le médecin pratique un toucher rectal ainsi qu'une anuscopie, à l'aide d'un spéculum de petite taille, permettent d'observer l'intérieur du canal anal. À la palpation, la tumeur apparaît moins élastique que la peau (caractère induré à la palpation).

Seule une biopsie peut confirmer le diagnostic de cancer. Elle est pratiquée par un médecin sous anesthésie locale. La taille de la lésion et l'importance de l'envahissement en circonférence sont des points important pour le diagnostic. Suivant ces résultats, un examen des ganglions adjacents et du rectum sera pratiqué. Des métastases pouvant se former dans les zones toutes proches et ainsi développer un autre cancer (rectum, utérus chez la femme ...).
Un échographie endo-anale permettra d'évaluer l'importance de l'atteinte des sphincters de l'anus.
Le Diagnostic permet également la classification TNM clinique de l’UICC de la tumeur :

Symptômes

Dans 1/3 des cas, on remarque de petits saignements (sang sur le papier ou des sécrétions séro-sanglantes tachant les sous-vêtements). Les malades souffrent également de douleurs à la défécation, de diarrhées, d'hémorragies rectales, de
troubles du transit. Enfin une tumeur externe peut être directement palpable par le patient lui même.

Causes

Le cancer de l'anus est causé par le PHV : Papillomavirus Humain (type HPV 6). Il se transmet le plus fréquemment par contact direct de peau à peau ou de muqueuse à muqueuse lors d'une relation sexuelle. Ce virus a ADN est très fréquent dans la population. La souche HPV 6 a été identifié comme une des causes de la dégénérescence des cellules de l'épithélium anal conduisant à l'apparition de tumeur. Les femmes sont plus touchée que les hommes. Les contacts peau à muqueuse responsables de la contamination sont plus fréquents. Les rapports anaux-génitaux sont associés a un risque accru. Une étude épidémiologique montre que chez les hommes, ceux touchés par le virus de l'immunodéficience humaine, ou ayant des antécédent de condylomes ont un risque accru de contracter ce cancer. Une nouvelle population est identifiée depuis l'étude de Frisch et Al, les hommes homo- ou bisexuels. L'homosexualité reste néanmoins un facteur extrêmement minime. Le tabac pourrait aussi favoriser l'apparition de ce cancer.

Traitement

Le traitement classique des années 1950 etait l'ablation chirurgicale des parties cancéreuses.Toutefois, la chirurgie implique l'ablation concomitante du sphincter anal, ce qui entraîne une incontinence fécale. Une colostomie permanente est donc presque toujours requise.
Un traitement conservateur par Radiothérapie exclusive pour les petites lésions ou par association chimiothérapie et Radiothérapie permet de réserver la chirurgie aux échecs ou complications du traitement.
Seules les lésions les plus petites (moins de 2 cm, sans atteinte musculaire) peuvent bénéficier d'une chirurgie première.
Ce traitement est requis lorsque le cancer n'a pas crée de métastase. La guérison peut être totale si dépisté à temps.
La probabilité de survie voire de guérison complète sont excellents.

Complication

Environ 10% des patients développent des métastases difficiles à traiter et nécessitant l'utilisation de chimiothérapie lourde, accompagnée ou non de radiothérapie pour détruire des foyers locaux cancéreux. La chimiothérapie utilisée est classique des néoplasmes épithéliaux : utilisation de complexes du platine, d'anthracyclines, comme la doxorubicine combiné à des antimétabolites, comme le fluorouracil ou la capecitabine.

Notes et références



PROCTOLOGIE

La proctologie est une spécialité de la gastro-entérologie étudiant la pathologie des maladies de l'anus et du rectum. Le mot proctologie vient du grec proktos « anus » et logos « science, étude ».

Le proctologue est le spécialiste de ce domaine, il peut être gastro-entérologue ou chirurgien digestif de formation.

L'examen proctologique consiste en un interrogatoire orienté sur la pathologie de la région anale, sur l'inspection de la marge anale, sur le toucher rectal, l'anuscopie et la rectoscopie.

Pathologies de la région anale et du rectum

varicosities ou gonflement, et inflammation des veines dans le rectum et l'anus (hémorroïdes)
fissures anormales dans l'anus (fissure anale)
raccordements ou passages anormaux entre le rectum ou tout autre secteur anorectal à la surface de peau (fistules)
états graves de constipation
incontinence fécale
protusion des parois du rectum à travers l'anus
défauts de naissance tels que l'anus non perforé
cancer du colon et du rectum (cancer colorectal)
cancer anal (rare)
toutes les blessures à l'anus

Particularités par pays

France

Bien qu'une première consultation de proctologie ait été créée par Raoul Bensaude à l'hôpital Saint-Antoine au début du XXe siècle, la proctologie n'est pas une spécialité reconnue en France. Entre autres conséquences, cela veut dire qu'on ne trouve pas cette spécialité dans les annuaires téléphoniques (papier ou sur internet, voir pages jaunes). Pour trouver un proctologue, il faut donc chercher parmi les gastro-entérologues.

Voir aussi

Hémorroïdes
Examen proctologique : toucher rectal, anuscopie, rectoscopie
Professeur Roland Copé

Lien externe

www.proctologie.eu



EXAMEN PROCTOLOGIQUE

Un examen proctologique est un examen clinique de la région anale.
Cet examen peut être réalisé par tout médecin, notamment les médecins généralistes qui pratiquent fréquemment le toucher rectal. L'examen proctologique complet, avec anuscopie et rectoscopie est le plus souvent réalisé par un proctologue (médecins gastro-entérologues ou chirurgiens digestifs).

Il comprend :
Un interrogatoire orienté sur la pathologie anale
Un examen clinique simple avec inspection de la marge anale et toucher rectal
Une anuscopie à l'aide d'un anuscope pour visualiser le canal anal et le bas rectum
Une rectoscopie à l'aide d'un rectoscope souple ou rigide, pour visualiser l'ensemble du rectum et le début du côlon sigmoïde.

Cet examen peut être complété par une coloscopie totale si besoin.



RECTOSCOPIE

Une rectoscopie est un examen médical permettant à l'aide d'un rectoscope introduit dans l'anus, de visualiser le canal anal, la totalité du rectum et la partie distale du côlon sigmoïde, jusqu'à la charnière rectosigmoïdienne située à 12 ou 13 cm de la marge anale.

Contrairement à l'anuscopie, il nécessite souvent une préparation minime permettant d'évacuer le contenu du rectum à l'aide d'un petit lavement.
Il est normalement indolore et ne nécessite pas d'anesthésie.

Elle se fait à l'aide d'un endoscope rigide, long de 15 à 25 cm.

Elle tend maintenant à être remplacée par la coloscopie totale qui permet une exploration du rectum et de tout le côlon.



LICHEN SCLÉRO-ATROPHIQUE

Définition

Le lichen scléro-atrophique, abrégé en LSA, est une maladie chronique de la peau et des muqueuses touchant principalement les zones génitales de l'homme et de la femme. Il peut apparaître à tout âge mais surtout après la ménopause. A ce jour, la cause de cette maladie n'est malheureusement pas connue.

Symptômes

Il se traduit par un prurit vulvaire (démangeaisons surtout nocturnes), la peau devient d'une couleur blanchâtre, nacrée, se fragilise et s'atrophie avec le temps (ex: effacement des lèvres, disparition du clitoris, etc.). Le lichen peut être localisé ou s'étendre aux régions périnéale et péri-anale. Les rapports sexuels en deviennent altérés à cause des douleurs pendant et après l'acte (fissuration de la peau, saignements).

Traitement

Les seuls traitements existants sont des crèmes à fort dosage en cortisone et pour les hommes la circoncision peut être bénéfique.
Un lichen non ou mal soigné peut, dans certains cas, se transformer en cancer.
Le lichen peut être traité mais avec un traitement de longue durée, 1 an plus suivant les cas.

Références

Larousse médical, encyclopédie multimédia, édition 2006
Le lichen scléro-atrophique sur le site thérapeutique-dermatologique.org

Lien externe

Illustrations sur www.wikinu.org




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